LOGOS Saint-Chamond

samedi 7 juillet 2018

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faire marcher sa tête, solliciter son esprit critique

 

l'association LOGOS à Saint-Chamond

 

* dates des débats proposés par LOGOS

 

L'association LOGOS (1) a pour but

- d’organiser des réunions et rencontres, soit entre ses membres, soit en présence d’invités (auteurs, personnalités, experts, universitaires, professeurs, journalistes, artistes, poètes…) venant présenter leurs œuvres et leurs points de vue.

- Elle vise à dynamiser la vie intellectuelle à Saint-Chamond et à offrir à un public intéressé des prestations de qualité dans les domaines les plus divers : littérature, sociologie, philosophie, histoire, vie politique, sujets scientifiques et éthiques, activités artistiques…

- Elle participe des efforts citoyens pour impliquer les habitants de notre ville à la vie publique en général, à l’esprit de responsabilité, à l’engagement raisonné dans les affaires de la cité.

- L’association s’adresse à tous les publics en visant, avec plus d’intensité ses éléments les plus jeunes souvent moins mobilisés par les échanges intellectuels que d’autres segments de la population.

- Elle peut suggérer ou organiser elle-même, dans les règles prévues par la loi, des initiatives visant à honorer des personnalités ayant vécu à Saint-Chamond et à aider à mettre en valeur le patrimoine de la commune.

- L’association est indépendante de toute obédience politique et religieuse et s’interdit tout choix partisan en ce domaine.

(1) Il s'agit évidemment du terme grec (λ ο ́ γ ο ς) : parole, raison. On prononce "logoss". Rien à voir avec le logotype, couramment appelé "logo" qui est une représentation graphique servant à évoquer une société commerciale, un produit, une institution...

Contactez LOGOS 

 

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Le Thé à l'anglaise servi dans le salon des Quatre-Glaces au palais du Temple à Paris en 1764,
Ollivier Michel Barthélemy (1712-1784)

 

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Discussion politique, Émile Friant, 1899

 

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Les bons meurent jeunes, film de Lewis Gilbert, d'après le roman de Richard Macauley, 1956

 

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"Occupons Wall Street", automne 2011

 

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étudiants croyants en pleine discussion

 

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L'association LOGOS a été créée le 13 juillet 2013 à Saint-Chamond.

Elle est dirigée par :

- Michel RENARD, président (professeur d'histoire)

- Kamel AOUINE, vice-président (étudiant)

- Farid KAABACHE, secrétaire (étudiant)

- Kim LEKHAL, secrétaire-adjointe (étudiante)

Plusieurs autres membres étaient présents à cette assemblée constitutive de LOGOS. Ils représentent une force d'initiative impressionnante et enthousiaste, pleine d'idées, de ressources et de contacts.

Ils n'ont pas tous les mêmes convictions sur tous les sujets... mais c'est justement cette diversité qui va créer une formidable dynamique.

Des demandes d'adhésions se manifestent déjà. Elles partageront avec nous une expérience inédite dans notre ville, nous enrichiront et s'enrichiront elles-mêmes.

Toute personne intéressée peut cliquer sur : Contactez LOGOS

_________________

 

Toute personne motivée peut demander son adhésion en cliquant sur :

Contactez LOGOS

 

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mercredi 11 décembre 2013

le Coran et le "voile islamique" (Michel Renard)

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que dit le Coran à propos du "voile" ?

Michel RENARD

 

L'islam n'est pas la religion du voile. "Foulardiser" l'islam est une connerie. Trois versets du Coran évoquent le "voile". Mais que disent-ils ?

1) Le verset 53 de la sourate XXXIII

"Et si vous leur demandez (aux femmes du Prophète) quelque objet, demandez-le derrière une tenture (hijâbin) : c'est plus pur pour vos coeurs et leurs cœurs. Il ne vous appartient pas de blesser l'Envoyé de Dieu, non plus que d'épouser de ses femmes après lui".

Il s'agit d'une tenture, d'un rideau distinguant les espaces d'une pièce, et non pas d'un voile. Le hijâb est une séparation, un tissu d'ameublement intérieur et non un vêtement. En tout cas, rien de spirituel.

2) Le verset 59 de la sourate XXXIII

"Ô Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands mantes (jalabîbihinna) : sûr moyen d'être reconnues et d'échapper à toute offense. Dieu est Pardonneur et Miséricordieux."

Ce verset ne donne aucune description de ce jilbâb (pluriel, jalabîb). Vêtement ample, visiblement non porté en permanence.

Le verset ne dit pas directement aux femmes de le porter (pourquoi Dieu ne l'a-t-il pas fait…?) mais donne un ordre au Prophète pour qu'elles se protègent afin de ne pas être confondues avec les esclaves ou prostituées. Mais rien de précis sur les parties du corps à cacher. Ce sont les interprétations rigoristes qui veulent en faire une prison vestimentaire. De toute façon, là encore, rien de spirituel. Seulement une question de pudeur.

3) Le verset 31 de la sourate XXIV

"Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de contenir leur sexe (furûjahunna), et de ne montrer de leurs agréments (zinâtahunna) que ce qui en émerge et qu'elles rabattent leur fichu (khumûrihinna) sur leurs échancrures de leur vêtement [certains traduisent : poitrines] (…)"

Ce verset doit être mis en rapport avec le précédent (30) : "Dis aux croyants de baisser leurs regards et de contenir leur sexe. C'est plus pur pour eux. Dieu est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font."

Donc, il est toujours question de sexe et de refus de la provocation et non de spiritualité. C'est une ferme invitation à la pudeur adressée aux femmes ET aux hommes.

La question est de savoir ce que sont les agréments (zinâtahunna) de la femme Aucune définition universelle n'en existe. Le désir sexuel varie selon les cultures et les époques.

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En résumé, a) il existe trois termes : hijâb, jilbâb et khimmar qui ne désignent pas la même chose ; b) rien de précis n'est décrit comme forme de vêtement ni comme parties du corps à cacher ; c) ce sont des versets circonstanciels et "sociaux" ; d) ils n'ont aucune dimension spirituelle, ils n'engagent pas le rapport de l'individu à Dieu mais des individus entre eux.

Michel Renard

 

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lundi 9 décembre 2013

ce qu'on appelle à tort "foulard islamique", Tareq Oubrou

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pour une visibilité musulmane discrète

par

 

Un nouvel équilibre sociétal laïque est nécessaire. Cependant, il ne peut être réalisé uniquement par une approche juridique.

J'ai toujours prôné une visibilité religieuse modérée en général. Elle consiste concrètement pour notre cas à relativiser cette pratique particulière qui obligerait la musulmane à se couvrir les cheveux. C'est ce qu'on appelle à tort "foulard islamique" ou "voile islamique".

Mais si j'appelle à une certaine visibilité musulmane discrète, je reste un peu libéral et défends en même temps la liberté de conscience, les convictions et le choix volontaire d'avoir des pratiques religieuses, tant que cela ne trouble pas l'ordre public et tant qu'elles ne sont pas nocives pour la société de manière avérée, même si je ne les partage pas.

en tant que musulman théologien

En tant que musulman théologien engagé et en tant que citoyen, je considère comme impératif pour les musulmans de faire un peu de ménage et de mettre un peu de bon sens dans leur pratique religieuse. Selon moi, se couvrir les cheveux, pour la musulmane, relève d'une "prescription équivoque et mineure". Autrement dit, elle repose sur un ou deux passages coraniques amphibologiques et sur des hadiths (communication orale) du Prophète, dont l'authenticité n'est pas certaine.

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Rappelons que nous avons plus de textes qui demandent, par exemple, aux hommes de garder leur barbe que de textes qui demandent aux musulmanes de couvrir leurs cheveux, abstraction faite de leur authenticité et de leur sens discutables. Or il y a chez certains musulmans plus de focalisation sur le foulard des femmes que sur la barbe des hommes, lesquels ne se gênent pas pour se raser sans trop se soucier des textes. Quant à ceux qui la portent, ils ne sont pas du tout inquiétés par les lois de la République.

un objet de séduction

La sociologie de cette pratique nous indique que de "l'ostentation islamique", le "voile islamique" est passé à "l'ostentation esthétique" ; d'un objet de pudeur à un objet de séduction. Une tendance. Des filles qui portent le foulard avec un pantalon serré, ou des vêtements moulants ou transparents, laissent à penser que le sens initial du foulard se perd peu à peu. Il est devenu une tendance un "objet culturel". Aujourd'hui, on organise des défilés de mode du hidjab (voile laissant le visage apparent). Rien à voir avoir avec la pudeur. On a l'impression de voyager dans un conte des Mille et Une Nuits.

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"Hijab Mode" source

Le pire, c'est que de plus en plus de filles qui portent le foulard ne font pas leurs cinq prières canoniques quotidiennes, deuxième pilier de l'islam pourtant, après l'attestation de foi. Faudrait-il prendre ce foulard au sérieux ? D'autres considèrent que le foulard symbolise une consécration, un acte de baptême, un rite de passage pour la fille. Là on pourrait vraiment parler d'un égarement.

C'est à cet égard que j'en appelle aux imams et aux prédicateurs pour qu'ils assument leur responsabilité, remédient à ce désordre religieux et corrigent un discours importé d'ailleurs et d'un autre âge, et qui est en train d'orienter les musulmans vers des pratiques mineures et sans issue, des pratiques exotiques qui trouvent un terreau favorable, celui d'une psychologie identitariste et d'opposition.

Tous les canonistes musulmans considèrent que se couvrir les cheveux n'est pas un acte cultuel ('ibâdâte), mais relevant du relationnel (mu'amalâte), c'est-à-dire de l'éthique qui intègre les coutumes et les traditions, même ceux qui considèrent que cet acte est obligatoire. Le couvre-chef de la musulmane n'est pas comme une kippa ni comme une croix. Il n'est donc pas un signe religieux, un "objet cultuel".

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l'islam n'est symbolisé par aucun objet ni par aucune couleur

L'islam étant une religion aniconique, théologiquement parlant il n'est symbolisé par aucun objet ni par aucune couleur. Ni croissant, ni couleur verte, ni habit, ni minaret, ni voile ne sont des symboles de l'islam, contrairement à ce qui est répandu. Donc le concept même de "signe religieux" n'est pas approprié à la théologie musulmane.

L'interdiction du foulard dans les écoles comme "signe religieux ostensible" est une immixtion dans les affaires intérieures de la religion, une hérésie politique, dirais-je, dans la mesure où le politique fait de la théologie en déterminant ce qui est modéré ou pas et ce qui est un "signe religieux" ou pas.

En effet, l'islam est une religion qui ignore le concept d'"objet cultuel". Se couvrir les cheveux est un comportement lié au corps, similaire par exemple à celui du port de la barbe. Doit-on dans ce cas considérer la barbe elle aussi comme un "signe religieux ostensible" et donc obliger les garçons musulmans au lycée à se raser ? Pourquoi donc cette double focalisation sur la femme musulmane ?

femme victime, doublement victime.

Dans cette histoire de bras de fer, c'est la femme qui est la victime, doublement victime. D'une part, les musulmans la culpabilisent si elle découvre ses cheveux, ce qui est, d'après moi, théologiquement grave, d'autre part, le législateur laïque donne l'impression de la traquer partout, de l'école jusque dans la rue, et de l'enfance jusqu'à l'âge adulte.

Ce genre de traitement symptomatique ne fait que doper la résistance et l'entêtement chez nos jeunes. Il est contre-productif. Nous sommes en train de faire un mauvais diagnostic en confondant la cause avec l'effet, le symptôme avec l'éthologie. Nous croyons qu'en cassant le thermomètre nous allons guérir notre fièvre.

Sans minimiser le problème que pose la visibilité de l'islam en France, la crise de notre société est profonde, mais remédiable. L'islam n'en est parfois qu'un marqueur sociologique. Réduire sa visibilité par des interdits serait passer à côté des vrais enjeux. La solution est forcément multifactorielle et ne peut être réductible au seul aspect juridique et aux différentes stratégies court-termistes, politiciennes et électoralistes.

Une interdiction supplémentaire du foulard dans les universités donnerait encore une image d'une République contre sa propre démocratie qui en est une dimension constitutionnelle. Car qui dit démocratie dit pluralisme.

Tareq Oubrou
Le Monde, 3 octobre 2013

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- entièrement d'accord avec Tareq Oubrou au sujet du statut "théologique" du foulard dit "islamique". Nous sommes quelques-uns à le dire et à l'écrire (Leïla Babès...) depuis des années.
Par contre, ce développement me pose un problème :
"L'interdiction du foulard dans les écoles comme "signe religieux ostensible" est une immixtion dans les affaires intérieures de la religion, une hérésie politique, dirais-je, dans la mesure où le politique fait de la théologie en déterminant ce qui est modéré ou pas et ce qui est un "signe religieux" ou pas".
Pourquoi ?
Je pense l'inverse. L'école laïque peut-elle considérer comme "religieux" autre chose que ce que les croyants d'une religion affirment être tel ?
Si elle faisait le contraire, elle s'immiscerait précisément dans le religieux en énonçant elle-même ce qui est "religieux" et ce qui ne l'est pas.

Michel Renard

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jeudi 31 octobre 2013

la Grèce est-elle encore une démocratie ?

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2 ans de prison...!!

grâce à l'article 458 du Code pénal

pour les opposants grecs à l'U.E.

 

Nouvelle loi en Grèce: les opposants à l'UE risquent  désormais deux ans de prison !

Un triste sort attend désormais les citoyens grecs qui ne sont pas d'accord avec les structures, les institutions, les représentants, les mesures ou les instruments de l’Union européenne.

Depuis le jeudi 24 Octobre, le Code pénal hellène a introduit l'article 458, qui est une mesure relative à la "violation du droit communautaire", dans lequel il est prévu un emprisonnement pouvant aller jusqu'à deux ans pour les citoyens qui agissent contre les structures européennes, mais aussi, pour ceux qui protestent ou expriment un désaccord comme l’opposition aux sanctions.

Deux ans de prison aussi pour ceux qui vont à l’encontre des gouvernements et des représentants de l'UE.

Vous l‘aurez compris, toute personne qui entrave la politique de l'UE risque la prison !

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Après les 2 millions d’euros dépensés par le Parlement européen pour bloquer les blogs, sites web et autres affiches eurosceptiques, aujourd’hui, en Grèce, pour pouvoir s’exprimer librement, il faut ne pas avoir peur de passer derrière les barreaux.

La liberté d’expression est donc morte, et avec… la démocratie, puisque avec cet article, c'est l'ensemble des Grecs qui est visé, et pas seulement les opposants politiques.

C’est confirmé, l’UE est une dictature…

Aux citoyens des autres pays d’Europe, préparez-vous, parce que l’Union Européenne n’existe pas pour vous, elle vous combat, dans un unique but financier.

Alexander Doyle pour WikiStrike

http://www.wikistrike.com/article-nouvelle-loi-en-grece-les-opposants-a-l-ue-risquent-desormais-deux-ans-de-prison-120843003.html

source grecque : http://prin.gr/?p=2291

 

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lundi 28 octobre 2013

Croix, voile, kippa : des signes religieux (?) et la laïcité : débat le 14 décembre 2013 à 17 heures à Saint-Chamond

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le premier débat de l'association LOGOS

à Saint-Chamond

samedi 14 décembre à 17 heures

 

 

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Avec la présence de Madame Oissila SAAÏDIA, professeure d'histoire contemporaine à l'université Lyon 2, membre de l'ISERL (Institut supérieur d'étude des religions et de la laïcité).

- bio-bibliographie de Oissila Saaïdia : http://resea-ihc.univ-lyon3.fr/chercheu/saaidia.html

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Notre invitée, Oissila Saaïdia, présentera ses réflexions sur le sujet (Croix, voile, kippa : des signes religieux (?) et la laïcité) puis le débat s'engagera entre tous. Présence libre, dans la limite des places disponibles (salle Jean Renoir à l'Hôtel-Dieu).

Le choix de ce thème est évidemment prescrit par une actualité récurrente dans notre pays depuis des années, mais aussi par le besoin d'en dépasser les préjugés et les méconnaissances, le souhait de transmettre des connaissances (historiques, anthropologiques, culturelles...) et non d'affronter des discours confessants dogmatiques.

Existe-t-il des "signes religieux" intangibles ou construits par l'histoire ? Ceux que l'on désigne comme tels (croix, voile, kippa, étoile de David, main de Fatma...) en font-ils partie ? Quels rapports peuvent-ils et doivent-ils s'instaurer entre les religions et les institutions laïques de notre pays ?

Michel Renard
professeur d'Histoire

 DOSSIER SUR LE DÉBAT (contributions diverses mises en ligne prochainement) :

Oissila SAAÏDIA, Tarek OUBROU, etc...

 

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mercredi 11 septembre 2013

pulsion irréfléchie ou impulsion réfléchie ? Lucien Oulahbib

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les fils Touraine et Taubira…

Généralement les bien-pensants (de) gauche ont une seule et unique réponse pour dénicher le pourquoi du "crime" (mis entre guillemets car il n'existe plus comme objet scientifique en France puisqu'il serait "inventé" tout comme "la violence" selon Mucchielli comme je l'ai démontré dans mon ouvrage) : ce serait " à cause" des facteurs socio-économiques, uniquement, fondamentalement, sans aucune autre possibilité de trouver autre chose.

Bien sûr, cette analyse est fausse car elle repose sur un modèle psychologique erroné venu de la fin du XIXe siècle et qui comparait le psychique à un appareil physique saturé qui doit absolument décharger son surplus pour éviter d'exploser. Freud y a puisé sa notion de pulsion. Puis le behaviorisme celle du lien Stimulus-Réponse (S-R)

 

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Sauf que d'autres psychologues comme Janet puis Piaget Fraisse Nuttin enfin Reuchlin ont démontré que certaines actions non quelconques (comme l'agression) répondent bien plus à une impulsion réfléchie qu'à une pulsion incompressible ; d'où la notion de "choix" qu'introduit un criminologue comme Maurice Cusson.

Il y aurait pulsion selon Janet uniquement en cas de dissociation au sens où l'individu semble coupé en deux, ne s'entend pas parler à voix haute par exemple, où ne sent pas sa main gauche aller et venir (Janet y différencie ainsi l'inconscient du subconscient dans lequel les tendances réfrénées continuent cependant à agir).

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Tout cela n'a donc rien à voir avec les facteurs socioéconomiques. Cela a été démontré également par d'autre spécialistes (par exemple Bui Trong, Wilson) prouvant chiffres à l'appui que les délits et crimes sont bien moins présents dans les endroits les plus pauvres et désocialisés qu'ailleurs ; par contre ils sont bel et bien là quand le respect envers les institutions est devenu quasi-nul.

Le fils de Marisol Touraine en est l'exemple à l'état quasiment pur : est-il le produit d'un milieu économiquement et socialement défavorisé ? Non. Son acte, qui a l'apparence d'une pulsion irréfléchie, s'avère être plutôt l'impulsion réfléchie en direction de ses parents puisqu'il avait attaqué une personne dans l'immeuble même où il habitait, montrant par là à la fois une réelle imprudence et une totale immoralité.

Mais écrire ce dernier terme fait sourire de nos jours puisqu'il existerait "leur morale et la nôtre" écrivait Trotski en ce sens qu'il est possible de justifier cet acte comme étant le produit du Système… En tout cas il ne devrait pas être en prison selon Act Up.

 

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 La victime a eu certes une lettre d'excuse venant de la mère mais n'a pas été remboursée selon son témoignage recueilli par RTL. Pourtant n'est-ce pas là l'une des idées-force de ladite réforme Taubira? Faire en sorte que la victime puisse être reconnue en tant que tel par son agresseur.

En tout cas, le plus obscène dans cette histoire, mais aussi dans tous les derniers faits divers, consiste à écouter alors qu'ils donnent la nausée tous ces beaux parleurs (journalistes, députés, sociologues de comptoir) prétendant savoir ce qu'il en est agitant les facteurs de chômage et d'illettrisme alors que cela n'a rien, strictement rien à voir.

Tout cela est au fond très "minable". Et Depardieu n'y est pas pour grand chose.

 

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Quand au fils Taubira voir Valeurs Actuelles : "Christiane Taubira a tenté de faire annuler la condamnation de son fils "

Lucien S. A. Oulahbib
11 septembre 2013
source : http://www.resiliencetv.fr/?p=12767

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dimanche 25 août 2013

non, l'histoire n'est pas "écrite" par les vainqueurs

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Non l’histoire n’est pas définitivement

ni exclusivement écrite par les «vainqueurs»

Michel RENARD

 

Certes, l’histoire, au sens du passé, est souvent configurée par des dispositifs qui dépendent des vainqueurs de grands conflits. Par exemple, le sort de l’Allemagne et du Japon a dépendu des Alliés les ayant vaincus après 1945. La composition du conseil de sécurité de l’ONU provient de ce gigantesque conflit et de son issue. Le jugement politique et punitif fut dicté par le Tribunal de Nuremberg (1946) qui reste une «justice» de vainqueurs.

Le bombardement de Dresde par l’aviation britannique et américaine en février 1945 ne correspondait à aucune nécessité proprement militaire, il fit des dizaines de milliers de victimes civiles ; ce fut un crime de guerre. Le largage des deux atomiques sur le Japon en août 1945 fut un crime de guerre. Ils n’ont jamais été jugés en tant que tels parce que leurs responsables étaient les triomphateurs de la confrontation mondiale.

Mais l’écriture de l’histoire n’est pas prisonnière de ces agencements. Sauf dans les régimes totalitaires qui élaborèrent des récits édifiants de leurs origines et de leur politique par des scribes aux ordres. Récits apologétiques qui abusèrent des millions de gens. Encore que des contre-discours furent rapidement produits, souvent à partir de l’étranger.

Staline

Pour l’URSS, on peut citer Boris Souvarine, communiste français et secrétaire de l’Internationale communiste, qui critiqua dès les années 1925 le système stalinien et ses turpitudes ; André Gide avec son Retour d’URSS en 1936 ; ou Anton Ciliga qui, après avoir été déporté pour son opposition à Staline mais finalement libéré, put écrire en 1938, Au pays du mensonge déconcertant.

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Après-guerre, Victor Kravtchenko, un ancien communiste soviétique, témoin de la famine organisée en Ukraine par Staline en 1932-1933, devenu commissaire politique dans l’Armée Rouge, puis envoyé à Washington en 1944, demande l’asile politique aux États-Unis et écrit en 1946, J’ai choisi la liberté, livre dans lequel il dénonce le système concentrationnaire soviétique. En 1947, un célèbre procès l’opposa aux communistes français et à l’un de leurs journaux, Les Lettres françaises, qu’il finit par remporter.

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Pour la Chine, en 1971, le sinologue Simon Leys a démystifié totalement la «Révolution culturelle» menée par Mao en montrant qu’il s’agissait d’un coup d’État aux conséquences catastrophiques, à l’heure où une large partie de l’élite occidentale était fascinée par le maoïsme.

Pour l’Allemagne nazie, il faut évoquer, avant la victoire d’Hitler, la Harangue aux Allemands de l’écrivain Thomas Mann dénonçant, en 1930, dans les succès électoraux du NSDAP, «les ténèbres de l’âme, le culte de la Terre maternelle, l’inhumanité radicale». En 1937, l’ancien nazi Hermann Rauschning, écrit La Révolution nihiliste. Sans compter les dénonciations des militants politiques ou autres qui étaient parvenus à fuir l’Allemagne de Hitler. Ou encore le célèbre ouvrage de Kathrine Kressmann Taylor, américaine d’origine allemande, Inconnu à cette adresse (1938).

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Même de l’enfer d’Auschwitz, sont sorties Des voix sous la cendre, qui sont des manuscrits, quasi miraculeusement préservés ; transcrivant, par leurs auteurs eux-mêmes, l’activité des Sonderkommandos d’Auschwitz-Birkenau (éd. Française, 2005).

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Ainsi, même dans les régimes totalitaires à opinion conditionnée par la propagande et l’enrégimentement, la voix des vaincus parvient à l’expression, à l’analyse, à la dénonciation.

Avant et après que la Révolution française ne soit la célébration d’un culte national par la IIIe République, cet événement n’a cessé de nourrir les interprétations les plus diverses et même opposées. Qui a été vaincu ?

Successivement, la société d’Ancien Régime basée sur les privilèges, puis les monarchiens, puis le Roi, puis la Gironde et le fédéralisme, puis les dantonistes et les hébertistes, puis Robespierre et les sans-culottes, puis les Directoriens… sans oublier les Vendéens, etc. Tous ont trouvé leurs défenseurs.

Dès 1790, l’anglais Edmund Burke (Réflexions sur la Révolution de France) s’oppose à la Révolution et défend la tradition. En 1797-1799, l’abbé Barruel définissait la Révolution comme le fruit d’un complot ayant donné naissance à la «secte dévorante» des Jacobins. Ce conspirationnisme inspire toujours les adeptes actuels du complotisme d’un Nouvel Ordre mondial secret et tout puissant. Thiers et Mignet défendirent une vision bourgeoise de la Révolution, excluant les violences de la «populace», contre la réaction et la Restauration de Charles X.

Puis les républicains se divisent. En 1866, le très républicain Edgar Quinet fait de 1793 une contre-révolution dans la Révolution alors que le républicain socialiste Louis Blanc la perçoit comme un «immense malheur né de périls prodigieux» et non pas un «système», dans sa volumineuse Histoire de la Révolution française (1862).

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Robespierre a eu ses détracteurs (Michelet, Le Tyran, 1869) et ses défenseurs comme Delescluze (1809-1871) dont on disait qu’il «est entré complètement dans la peau de Robespierre». Plus tard, Mathiez et l’historiographie marxiste encensèrent Maximilien. Danton eut pour thuriféraire Auguste Comte et surtout Alphonse Aulard, titulaire de la première chaire d'histoire de la Révolution française à la Sorbonne de 1885 à 1922.

Les traditionalistes poursuivirent l’œuvre de Burke : Taine avec ses Origines de la France contemporaine (1875-1894), Augustin Cochin avec La crise de l’histoire révolutionnaire (1909), Pierre Gaxotte, collaborateur de l’Action française avec La Révolution française (1928).

Vint le temps de Jaurès avec son Histoire socialiste de la Révolution française, à partir de 1898, qui ancrait le socialisme dans la tradition française humaniste et révolutionnaire. Georges Lefebvre, en 1963, avec ses Études sur la Révolution française, voyait notamment une révolution paysanne opposée à la bourgeoisie capitaliste agraire. Albert Soboul (1914-1982) synthétisait une vision marxiste avec sa thèse sur Les sans-culottes parisiens en l’an II (1958).

Quand Furet et son école apparurent dans les années 1960 et 70, la Révolution devint, non plus celle des masses, mais celle d’une élite qui dérapa en 1793.

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Tous les vaincus de la période 1789-1814 furent entendus et reconnus. Pour deux raisons : a) la masse des archives, des documents et des publications permettait de déterrer toutes les paroles ; b) la Révolution française fut lue et relue selon les enjeux politiques et culturels et les contextes intellectuels qui se succédèrent depuis deux siècles.

"la vision des vaincus"

Entendre les vaincus exige parfois des démarches plus complexes. Par exemple pour les civilisations pré-colombiennes. En 1971, cependant, Nathan Wachtel publiait La vision des vaincus. Les Indiens du Pérou devant la conquête espagnole, 1530-1570 (rééd. «Folio histoire», 1999).

Nathan Wachtel avait utilisé trois types de sources pour y parvenir : les chroniques rédigées par les indigènes, les chants indiens et le folklore ; sans négliger non plus les archives et chroniques espagnoles. Il parvint ainsi à dépasser une vision européo-centriste et le point de vue des vainqueurs.

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L’histoire coloniale est-elle une histoire de vainqueurs ?

C’est le reproche que lui adresse un certain nombre de voix provenant des ex-pays colonisés. Il a certes existé un discours de vainqueurs, de dominants.

Mais l’histoire est autre chose. Ceux qui la soupçonnent ignorent généralement comment elle est produite. Ils ignorent ce que sont les archives et les confondent avec la presse ou les livres édités à l’époque. Or, les archives sont un ensemble très hétérogène de documents. Elles peuvent même conserver des papiers et témoignages provenant des «vaincus» eux-mêmes sans que ces derniers en aient forcément gardé les traces…

Par ailleurs, l’ensemble des documents administratifs, policiers ou autres qui constituent les archives ne se réduit pas à des discours justifiant la domination. Ce sont des comptes rendus, des observations, des projets, des analyses, des recueils de témoignages, des photos… qui souvent révèlent le point de vue des «indigènes».

Les logiques d’une administration ou d’une surveillance policière ne s’apparentent pas à l’apologie du «vainqueur». Elles sont astreintes à la production d’un savoir surmontant l’idéologie et la méconnaissance de «l’autre».

 

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kouba du cimetière de Nogent-sur-Marne

Évoquons un cas particulier du souci du «vaincu» procédant des archives du «vainqueur». J’ai découvert en 2004, aux archives d’outre-mer d’Aix-en-Provence, un dossier relatif à la kouba du cimetière de Nogent-sur-Marne. Cet édifice avait été élevé à la suite d’une initiative du consul Émile Piat, chargé de la surveillance des militaires musulmans dans les formations sanitaires de la région parisienne durant la Première Guerre mondiale.

Il écrivait : «Ayant eu l’impression que l’érection d’un monument à la mémoire des tirailleurs morts des suites de leurs blessures aurait une répercussion heureuse parmi les populations indigènes de notre Afrique, j’ai trouvé à Nogent-sur-Marne, grâce à l’assistance de M. Brisson, maire de cette ville, un donateur généreux, M. Héricourt, entrepreneur de monuments funéraires qui veut bien faire construire un édifice à ses frais dans le cimetière de Nogent-sur-Marne.»

Obtenant le soutien financier de la section algéroise du Souvenir Français, par l'entremise de Mirante - son ami qui était capitaine en poste aux Affaires indigènes à Alger -, il reçoit une somme de 1 810 francs destinée aux frais de la décoration de la kouba. Le gros œuvre est financé et effectué par le marbrier funéraire, Héricourt.

Au-delà de son architecture typique, la dimension religieuse du monument est explicite ainsi qu'en témoignent les deux versets du Coran (III, 169 et 170) devant être inscrits au frontispice après avoir été choisis par le muphti Mokrani en poste au camp retranché de Paris. L'édifice est inauguré le 16 juillet 1919.

Cet édifice avait complètement disparu dans les années 1980 et son souvenir perdu.

Grâce à ce dossier d’archives et de nombreuses démarches, menées avec Daniel Lefeuvre, professeur à l’université Paris VIII, nous avons obtenu les soutiens politiques et les financements nécessaires à sa reconstruction. Chose faite aujourd’hui.

L’histoire du «vainqueur» colonial a permis la restitution patrimoniale d’une marque de mémoire des «vaincus».

Michel Renard
professeur d'histoire

 

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témoignage de "vaincus" en 1945

 

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samedi 17 août 2013

actualités de Georges Bernanos

Français si vous saviez

 

Bernanos, ni droite ni gauche

Michel ESTÈVE (1984)

 

Il était exilé au Brésil, comme Zweig. Il n’avait supporté ni Munich ni son Te Deum de lâches. Il était beaucoup plus qu’un pamphlétaire de l’Action française.

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Trois images mentales sont associées spontanément à Georges Bernanos : celles d’un homme «de droite», d’un écrivain d’Action française, d’un pamphlétaire féroce. Certes, de 1926 à 1936, l’auteur de Sous le soleil de Satan et de La Grande Peur des bien-pensants n’a guère trahi ce portrait.

Mais sa personnalité, sa vision du monde, son engagement politique par l’écriture débordent largement cette triple image conventionnelle.

En voulez-vous une preuve ? Lisez – ou relisez – Scandale de la vérité et Nous autres, Français qui viennent d’être réédités dans une collection accessible à tous (1). L’ancien «camelot du roi» y fustige Maurras, l’homme «de droite» refuse les accords de Munich, le pamphlétaire se confie à nous sur un ton d’une infinie tendresse.

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Composés au Brésil (où l’écrivain s’était exilé avec sa famille deux mois avant Munich, écœuré par le comportement des démocraties face à la menace hitlérienne), entre décembre 1938 et juin 1939, peu de temps avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, ces deux brefs essais consacrent – après Les Grands cimetières sous la lune – la rupture définitive de Bernanos avec la «Droite» française des années 1930.

Pourquoi ? Par amour de la France et la volonté farouche, passionnée, de résister à la montée de l’esprit totalitaire en Europe.

Reportons-nous près de cinquante ans en arrière. À l’automne 1938, après les accords de Munich, face à la montée du nazisme et au déclin des démocraties, que devient et que doit devenir la France (2) ? L’ouverture de Scandale de la vérité donne le ton de la méditation : «Au fond, il nous importe peu de savoir ce que la France a été. Ce qu’elle est, voilà ce qui nous tenaille. Est-elle là ? Est-ce sa voix qui nous parle ? Est-ce sa main qui nous étreint si doucement dans l’ombre ?» Pour Bernanos, ce qui est en jeu, en ces heures tragiques, c’est la vocation même de notre pays et du chrétien engagé dans l’histoire.

Le temps n’est plus celui du mépris affiché contre l’oppression de l’argent et le système républicain (La Grande Peur). L’heure n’est plus à la dénonciation de la «Terreur blanche» à Majorque (Les Grands cimetières). L’instant est celui de la résistance au nazisme.

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la fidélité à l’honneur

Au moment où l’histoire exige que l’on réponde aux événements par la fidélité à l’honneur ou l’abandon à une sorte de forfaiture, la sévérité avec laquelle Bernanos attaque est à la mesure d’une espérance bafouée.

La situation politique de la France depuis la fin du XIXe siècle, marquée par un violent anticléricalisme, l’éducation familiale et religieuse reçue, une foi authentique résolue à s’incarner dans l’action et l’amour de la monarchie, avaient incité l’écrivain à s’inscrire aux «Camelots du roi». Le 2 novembre 1913, à propos de Maurras, il affirmait dans L’avant-garde de Normandie (dont il était le rédacteur en chef) : «Nous sommes les serviteurs du premier serviteur du Roi».

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Le même mouvement de passion qui l’avait rapproché de l’Action Française, dès 1906 – il avait dix-huit ans – puis en 1926, l’en sépare en 1936, à l’heure de la guerre d’Espagne, puis l’en écarte définitivement en 1938. Le 30 septembre, au terme d’une campagne orchestrée sur le thème «Nous n’irons pas mourir pour Prague», l’Action Française approuve les accords de Munich, qui laissaient à Hitler la possibilité d’envahir sans résistance la Tchécoslovaquie et titre en première page : «La Paix ! La Paix ! La Paix !».

Certes, celle-ci est sauvée, mais l’honneur de la France, liée à la Tchécoslovaquie par le traité d’assistance mutuelle d’octobre 1925, est perdu aux yeux de Bernanos : «Le 30 septembre, aux Champs-Élysées, on a entendu ce qu’on n’avait jamais entendu, qu’on entendra plus jamais chez nous : le Te Deum des lâches, couvrant toutes les Marseillaises».

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les signataires des accords de Munich (1938)

Face à ce qu’il nomme «l’abjecte aventure de Munich», Bernanos, dans Scandale de la vérité et Nous autres, Français, instruit donc le procès de Maurras, développant trois chefs d’accusation.

Le premier concerne la personne même de l’auteur d’Anthinéa : en lui l’intelligence supplée à l’âme. Le second souligne l’opposition entre la pensée et l’action : par son ralliement à la cause de Mussolini et Franco, par son abdication devant Hitler, le défenseur de la monarchie trahit l’esprit de la monarchie engageant «le vieil honneur royaliste dans une espèce d’aventure hagarde, truquée comme un mauvais film, dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle ruisselle d’or, de boue et de sang». Infidèle à son destin, Maurras – troisième grief – se révèle étranger à la tradition chrétienne française.

Impossible, pour lui, d’admettre un catholicisme sans Christ (Maurras), une chrétienté sans Christ (l’Espagne de Franco), un royaume de justice sans Justice («l’ordre» des conservateurs) ni liberté (niée par l’esprit totalitaire).

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Georges Bernanos en 1938

 

un nouveau compagnon : Péguy

Relisant Notre jeunesse, Bernanos abandonne Maurras pour rejoindre Péguy, comme le suggèrent les ouvertures de Scandale de la vérité, comme l’attestent les nombreuses références à l’auteur d’Ève, dispersées dans ces essais. Comment s’en étonner ?

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Une même conception de l’écriture et de l’histoire rapprochait les deux hommes. D’une part, rendre aux mots leur véritable sens, refuser une «littérature» qui renverrait exclusivement à elle-même dans la transcription d’un surnaturel incarné. D’autre part, insérer ce témoignage dans l’histoire, confronter la vocation de la France et l’événement temporel en interprétant celui-ci par rapport à une foi chrétienne. En un mot, ne jamais admettre la dégradation de la «mystique» en «politique».

Pour Bernanos, en septembre 1938, la France se trouve dans une situation comparable où elle se trouvait en 1429. Le destin de la France, menacée par l’invasion germanique, recoupe celui de la patrie soumise, cinq siècles auparavant, à l’occupation anglaise.

C’est pourquoi il ouvre Scandale de la vérité par l’agonie de Jeanne d’Arc. Le terrain sur lequel il se place est celui du salut de notre nation : «Mon pays vaut-il la peine d’être sauvé ?» Monarchiste «mystique», il craint de voir les élites se rallier au pouvoir du futur envahisseur et renonce au «nationalisme intégral» maurrassien pour adhérer au «patriotisme mystique» de Péguy et de Michelet. Pour lui, l’esprit de l’Évangile est radicalement opposé au «Grand Esprit totalitaire».

L’Action Française, estime-t-il en 1938, a trahi la mystique royaliste en l’infléchissant en politique conservatrice, ouverte sur le relatif. Il situe son propos sur le terrain de l’absolu : «J’en ai assez de tous ces mensonges ! On maudit l’idole totalitaire à Berlin, on la tolère à Rome, on l’exalte à Burgos. Est-ce qu’on nous prend pour des imbéciles ?».
L’absolu de l’honneur. L’absolu de la fidélité au Christ.

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À partir de la guerre d’Espagne, le Christ devient, dans les essais de Bernanos, le modèle auquel il convient de confronter son regard avant de le poser sur l’histoire. Il est le recours ultime contre tous les totalitarismes.

C’est pourquoi l’auteur de Scandale de la vérité peut écrire que Maurras n’est pas «du Christ», de même qu’il affirmait dans Les Grands cimetières : «Le christianisme réside essentiellement dans le Christ . Ni M. Maurras ni M . Mussolini se sont chrétiens».

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Mais l’appel qu’il lance dans ces essais, comme dans les suivants, - Lettres aux Anglais ou La France contre les robots – ne s’adresse pas seulement aux disciples du Christ : il concerne tous les hommes qui ne peuvent plus respirer librement dans le monde, sous quelque régime dictatorial que ce soit.

Rompant avec la «droite», Bernanos ne se place pas pour autant dans la perspective d’une idéologie de «gauche» car il demeure – et demeurera toujours – monarchiste.

Mais le système politique auquel il rêve, s’opposant radicalement aux systèmes totalitaires, se fonde sur le respect de la liberté et des lois, exalte la dignité de l’homme. En réalité, Bernanos est inclassable. Sa «politique» est une «mystique».

 

Michel Estève
éditeur de Bernanos en Pléiade
journal Libération du 7 février 1984

 

1 – Seuil, coll. «Points», avant-propos et notes par Jean-Loup Bernanos.

2 – Sur ce thème, voir Alan R. Clark, La France dans l’histoire selon Bernanos, éd. Minard, université du Michigan, 1983.

 

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______________________

 

 

Bernanos et les bien-pensants

Philippe LANÇON (2008)

 

Dans sa Semaine de l'écrivain (Libération du 23 août), l'éditeur Jean-Paul Enthoven cite, après tant d'autres, une expression attribuée à Georges Bernanos : «Hitler a déshonoré l'antisémitisme.» Il la prend naturellement de haut, du haut sans doute de la propreté morale et du talent chic qu'il s'accorde, suggérant que l'écrivain le plus honnête et le moins calculateur de sa génération a voulu «se démarquer d'une postérité trop zélée» : en résumé, qu'il a cherché à blanchir, comme un malin, son vieil antisémitisme.

Georges Bernanos est ainsi non seulement dégradé mais, une fois de plus, au détour d'une phrase, engagé dans l'emploi de bonne à tout faire de l'antisémitisme. Déjà, dans un article paru le 25 juillet dans le Figaro, un ancien communiste et journaliste à Libération, devenu baron intellectuel de cour, Alexandre Adler, rassemblait sous le même chapiteau, pour dénoncer le prétendu antisémitisme du dessinateur Siné, qui n'en méritait pas tant, un trio d'écrivains français résumés par l'infamante épithète : Drumont, Maurras, Bernanos.

Les deux premiers furent en effet les maîtres du troisième ; mais il s'en détacha résolument, sans toutefois les renier, car Bernanos, qui plaçait haut la fidélité à l'enfance et à ceux qui vous ont formé, ne fut jamais un renégat.

Les héroïques chasseurs mondains d'antisémites ont du mal à saisir ces fidélités, ces contradictions. Il ne faut pas s'en étonner. Dans leurs jugements si noblement rendus au nom de l'humanisme, c'est précisément l'homme qu'à la manière des Jivaros, ils réduisent : son évolution, ses imperfections, son génie - tout ce qui fait la valeur d'une oeuvre et d'une vie.

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Ainsi, l'un des plus grands romanciers et pamphlétaires français - le grand conteur de l'enfance perdue et de la sainteté introuvable, l'écrivain catholique qui dénonça le premier les crimes franquistes et qui, vivant au Brésil depuis 1938 avant d'être rappelé en France par de Gaulle, ne cessa de s'opposer à Hitler, à Mussolini et à Vichy - se trouve réduit, si l'on ose dire, à sa plus simple expression.

Citons d'abord les phrases exactes de Bernanos : «Il y a une question juive. Ce n'est pas moi qui le dis, les faits le prouvent. Qu'après deux millénaires le sentiment raciste et nationaliste juif soit si évident pour tout le monde que personne n'ait paru trouver extraordinaire qu'en 1918 les alliés victorieux aient songé à leur restituer une patrie, cela ne démontre-t-il pas que la prise de Jérusalem par Titus n'a pas résolu le problème ? Ceux qui parlent ainsi se font traiter d'antisémites. Ce mot me fait de plus en plus horreur, Hitler l'a déshonoré à jamais. Tous les mots, d'ailleurs, qui commencent par "anti" sont malfaisants et stupides.»

Et plus loin : «Je ne suis pas antisémite - ce qui d'ailleurs ne signifie rien, car les Arabes aussi sont des sémites. Je ne suis nullement antijuif (.) Je ne suis pas antijuif mais je rougirais d'écrire, contre ma pensée, qu'il n'y a pas de problème juif, ou que le problème juif n'est qu'un problème religieux. Il y a une race juive, cela se reconnaît à des signes physiques évidents. S'il y a une race juive, il y a une sensibilité juive, une pensée juive, un sens juif de la vie, de la mort, de la sagesse et du bonheur.»

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Georges Bernanos

Ici, armé d'une bonne conscience nivelant texte, histoire et contexte, l'héroïque chasseur mondain d'antisémites bondit, s'indigne, s'esclaffe. Plus jamais ça ! Il s'étonnerait presque, le brave homme, que l'auteur de telles phrases soit disponible dans la collection de la Pléiade (Essais et Écrits de combats, tome 2, pages 613-614).

Déjà, il n'écoute plus, ne lit plus. Le moment de l'article ? Aucune importance. L'itinéraire de Bernanos ? Quelle blague ! Les combats qu'il mène au moment précis où il écrit cela ? C'est douteux. L'antisémitisme, vous dis-je. Le malade était suspect, il «dérape», le voici condamné.

Proposons, pourtant, de ralentir un instant la lecture. Ce texte est tiré d'un article publié en portugais, dans la presse brésilienne, le 24 mai 1944. Il s'intitule «Encore la question juive» et répond aux réactions violentes provoquées par deux autres articles, publiés peu avant : «L'avenir de l'Allemagne» et «Un drame de conscience d'un Juif allemand». Aggravons ici notre cas d'admirateur : dans ces deux articles, Bernanos a des phrases encore plus idiotes, plus lourdes, sur la «race juive».

Il lie au passage la survie du régime nazi, qu'il combat depuis toujours de toutes ses forces, à la «haute banque israélite». Rien n'est donc plus aisé - ni plus vain - que de le condamner soixante-quatre ans plus tard. Il suffit d'oublier l'essentiel : la masse des autres articles, de ses essais, le sens général de son combat antivichyssois et antitotalitaire ; de réduire, en somme, la vie d'un écrivain mort en 1948 à quelques phrases, sans chercher à expliquer d'où elles viennent - non pour les justifier, mais pour le comprendre, lui.

La vie de Bernanos est celle d'un catholique qui fut antidreyfusard, camelot du roi et, jusqu'en 1932, membre de l'Action française. Avis aux moralistes hors du temps : ils trouveront de quoi horrifier leur sociable vertu dans ses articles des années 1920.

Georges Bernanos fut en effet antisémite, comme pouvait l'être un catholique français en ces années-là. Il admirait effectivement Drumont - la Grande Peur des bien-pensants, son premier essai, fait le panégyrique de l'auteur de la France juive - et Charles Maurras, qu'il appelait «Cher Maître».

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Les phrases qu'on vient de lire, bien qu'écrites en 1944, sont l'écho de ces temps-là : si un homme change, ses fantômes le suivent. Ils continuent d'occuper ses combats, même quand ceux-ci se sont depuis longtemps retournés et devraient, selon une frémissante logique rétrospective, le conduire à les éliminer. Mais l'existence d'un homme n'est pas un traité de géométrie. Elle a ses passions, ses souvenirs, ses hoquets. L'ignorer ne peut conduire à aucune morale valable, fût-elle anti-antisémite.

La rupture de Bernanos avec l'Action française, qui était une famille, se fit au nom de la vérité : elle fut violente, douloureuse et courageuse. Dès lors, il fut libre. Jamais il ne calcula ses attitudes et ses textes. Il vécut, avec femme et enfants, comme un pauvre. Catholique, il était d'abord favorable au franquisme ; mais, observant aux Baléares les assassinats bénis par les évêques, il changea aussitôt - et écrivit l'un des plus beaux pamphlets de la langue française.

Il abandonna l'art romanesque pour mener, essais après articles, sa lutte contre la dégradation française et l'Europe fasciste. Il le fit selon sa perspective catholique, royaliste, antiprogressiste ; mais il le fit absolument. Et il devint l'une des premières consciences de la France libre. Il n'en accepta aucun dividende ; ce n'était pas son genre.

Soixante ans après sa mort, sa phrase porte toujours la grâce, les splendeurs de l'esprit de révolte et d'insoumission. Son antisémitisme appartient à une culture, à une époque. Sans l'oublier, ce n'est plus lui qu'on retient, mais son courage, sa puissance et sa liberté.

Philippe Lançon
Libération, 2 septembre 2008

 

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lundi 5 août 2013

Pierre Rabhi, un agroécologiste

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"Toute démarche qui construit

de l'autonomie est insurrectionnelle"

Pierre RABHI

 

Agroécologiste, philosophe, créateur de mouvements écologistes, Pierre Rabhi, face au capitalisme, milite pour la puissance de la modération et l’insurrection des consciences.

Sa vie parle pour lui. En 1961, Pierre Rabhi, qui étudie la philosophie en autodidacte, est OS dans une entreprise de la région parisienne. La condition ouvrière crée chez lui une insurrection aussi douce que radicale. «Je travaillais dans un lieu carcéral et je considérais que ma vie était plus importante qu’un salaire. Nous ne sommes pas nés pour le produit national brut mais pour vivre.» Avec sa compagne, il part s’installer en Ardèche. Lui, le déraciné d’une oasis du Sud algérien, va prendre racine sur une terre aride où, dès 1962, refusant tout conditionnement, il opte pour l’agriculture biologique. La «sobriété heureuse», une utopie incarnée, qui deviendra le titre d’un de ses ouvrages en 2010, est dorénavant son mode de vie.
Parallèlement à son activité agricole, Pierre Rabhi poursuit un travail de réflexion et d’écriture : il a publié une quinzaine d’ouvrages. Dès la fin des années 1970, il forme des stagiaires à l’agroécologie. En 1981, à l’invitation de Thomas Sankara, il intervient au Burkina Faso. Ses réalisations et ses réflexions dépassent les frontières. Il crée le Mouvement pour la terre et l’humanisme et lance le mouvement Oasis en tous lieux. Aujourd’hui, à soixante-quinze ans, face au capitalisme, il prône la «puissance de la modération», «l’insurrection et la fédération des consciences». Alors que les citoyens mettent en avant leur incapacité à agir, il les invite à «reprendre le pouvoir sur leur existence et à incarner une politique en actes dans chacune des sphères de leur quotidien». 

Dany Stive, L'Humanité

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En 1960, vous décidez de quitter usine et ville. Un choix radical et mûrement réfléchi ?

Pierre Rabhi. La question était pour moi : comment sortir de cette aliénation, existe-t-il une façon de reconquérir son destin ? Avec ma compagne, nous avons décidé de retourner à la terre. Les critères de beauté ont beaucoup pesé dans le choix du lieu où nous voulions vivre. En complet décalage avec les critères traditionnels ! La beauté est une valeur importante dans la vie, mais elle ne figure jamais dans un bilan.
Dès le début, nous avons établi une feuille de route : intégrer la modération, ­rester dans un cadre sobre et maîtrisable. J’ai alors passé un petit diplôme d’agriculteur, pour me former, et j’ai découvert que nous étions dans une forme de guerre contre la nature. Il fallait travailler en permanence avec un masque, vu la dangerosité des produits que nous manipulions à longueur de journée. J’ai refusé cela et j’ai trouvé que des gens avaient déjà mis au point des méthodes d’agronomie respectueuses de la nature. J’ai fait tout de suite ce choix.

Un choix qui a guidé votre vie et reste pertinent aujourd’hui ?

Pierre Rabhi. Il y a aujourd’hui des valeurs essentielles à mes yeux dont je vérifie la pertinence et la réceptivité grâce au débat public. Les idées que j’essaie de promouvoir depuis des années reposent sur une composante très concrète, je suis un agroécologiste dans la matière, sur la terre. J’essaie de vivre sur des principes qui ne sont pas ceux du  produisons, détruisons et polluons», mais du «produisons, valorisons et améliorons».
Nous sommes face à un choix radical : soit nous nous nourrissons en détruisant la terre qui nous nourrit, soit nous nous nourrissons en entretenant la vie, la terre pour nous-mêmes et les générations à venir. Aujourd’hui, à cause de notre boulimie, notre inintelligence, notre non-sens, notre cruauté, nous laissons aux générations futures de trop graves problèmes à régler. Ce n’est pas déontologiquement acceptable.

Vous avez vérifié les dégâts de ce que vous appelez l’« agro-nécrocarburante » jusqu’en Afrique…

Pierre Rabhi. En 1981, des paysans du Burkina Faso ont fait appel à moi. Ces paysans des zones semi-arides avaient subi un dérèglement complet de leur existence du fait de la «modernité». En son nom, on leur avait dit : «Abandonnez les petites parcelles qui vous nourrissent, cultivez du coton et de l’arachide pour exporter !» Des brigades de vulgarisateurs parcouraient la brousse avec des sacs d’engrais : «Essayez cette poudre des Blancs, vous allez voir !» Sur un sol semi-stérile, l’engrais fait des miracles. On donnait cette poudre aux paysans en les invitant à rembourser une fois la récolte faite. Mais la vente du produit des récoltes ne compensait pas l’investissement de l’intrant.
Les paysans étaient pris dans la spirale de l’endettement. Face à cette situation, je me suis retrouvé alors à ­expliquer comment l’agroécologie pouvait être une alternative à ce système. Une démarche scientifique, pas un truc façon soixante-­huitards. Nous avons lancé un nouveau paradigme. ­Thomas Sankara, qui présidait alors le ­Burkina Faso, avait décidé d’en faire une politique ­nationale. Hélas, il a été assassiné.

De ces expériences, vous avez tiré la conclusion que notre modèle économique est mortifère…

Pierre Rabhi. Notre modèle actuel de société est en déshérence, ne répond plus et provoque un grand nombre de tragédies dans le monde. Le capitalisme cumulatif a réinstauré une féodalité planétaire, provoquant une vulnérabilité humaine et nous installant dans la voie de la confiscation du patrimoine vital de l’humanité par une minorité. Cela m’est insupportable. On aboutit à un paroxysme que j’appellerai «un hold-up légalisé». Je ne peux pas admettre que l’argent justifie tout. Dans le processus de survie de l’humanité, nous sommes face à des sols détruits, 60 % des semences traditionnelles cumulées depuis 10 0000 à 12 000 ans ont disparu
Avec les OGM, les grandes firmes s’occupent d’évacuer tout ce qui les gêne pour dégager des espaces de profit. En suivant ce chemin, l’humanité va se retrouver subordonnée à la stricte autorité de l’argent et des gagneurs d’argent. C’est un coup d’État planétaire qui est en train de se faire insidieusement. Car, ce qu’ils savent faire le mieux, c’est emprunter les voies subliminales : créer du consentement chez l’autre. Apporter un message et convaincre l’autre de sa véracité. La force de ce système réside dans la manipulation humaine.

lire la suite : ici

entretien réalisé par Dany Stive,
L'Humanité, 5 août 2013

 

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vendredi 2 août 2013

l’enseignement laïque, par Jean Jaurès

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http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2502922.image.langFR

 

 

Démocratie et laïcité sont deux termes identiques

Discours de Castres, 30 juillet 1904, L’Humanité, 2 Août 1904

Jean JAURÈS (extraits)

 

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Qu’est-ce que la démocratie ?

Royer-Collard (1), qui a restreint arbitrairement l’application du principe, mais qui a vu excellemment le principe même, en a donné la définition décisive : «La démocratie n’est autre chose que l’égalité des droits». Or il n’y a pas égalité des droits si l’attachement de tel ou tel citoyen à telle ou telle croyance, à telle ou telle religion, est pour lui une cause de privilège ou une cause de disgrâce. Dans aucun des actes de la vie civile, politique ou sociale, la démocratie ne fait intervenir, légalement, la question religieuse.

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Pierre-Paul Royer-Collard (1763-1845)

Elle respecte, elle assure l’entière et nécessaire liberté de toutes les consciences, de toutes les croyances, de tous les cultes, mais elle ne fait d’aucun dogme la règle et le fondement de la vie sociale. Elle ne demande pas à l’enfant qui vient de naître, et pour reconnaître son droit à la vie, à quelle confession il appartient, et elle ne l’inscrit d’office dans aucune Église.

Elle ne demande pas aux citoyens, quand ils veulent fonder une famille, et pour leur reconnaître et leur garantir tous les droits qui se rattachent à la famille, quelle religion ils mettent à la base de leur foyer, ni s’ils y en mettent une. Elle ne demande pas au citoyen, quand il veut faire, pour sa part, acte de souveraineté et déposer son bulletin dans l’urne, quel est son culte et s’il en a un.

Elle n’exige pas des justiciables qui viennent demander à ses juges d’arbitrer entre eux, qu’ils reconnaissent, outre le Code civil, un code religieux et confessionnel. Elle n’interdit point d’accès de la propriété, la pratique de tel ou tel métier, à ceux qui refusent de signer tel ou tel formulaire et d’avouer telle ou telle orthodoxie.

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Tribunal de Nîmes

Elle protège également la dignité de toutes les funérailles, sans rechercher si ceux qui passent ont attesté avant de mourir leur espérance immortelle, ou si, satisfaits de la tâche accomplie, ils ont accepté la mort comme le suprême et légitime repos. Et quand sonne le tocsin de la patrie en danger, la démocratie envoie tous ses fils, tous ses citoyens, affronter sur les mêmes champs de bataille le même péril, sans se demander si, contre l’angoisse de la mort qui plane, ils chercheront au fond de leur cœur un recours dans les promesses d’immortalité chrétienne, ou s’ils ne feront appel qu’à cette magnanimité sociale par où l’individu se subordonne et se sacrifie à un idéal supérieur, et à cette magnanimité naturelle qui méprise la peur de la mort comme la plus dégradante servitude.

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Lusse dans les Vosges

Mais qu’est-ce à dire ? Et si la démocratie fonde en dehors de tout système religieux toutes ses institutions, tout son droit politique et social, famille, patrie, propriété, souveraineté, si elle ne s’appuie que sur l’égale dignité des personnes humaines appelées aux mêmes droits et invitées à un respect réciproque, si elle se dirige sans aucune intervention dogmatique et surnaturelle, par les seules lumières de la conscience et de la science, si elle n’attend le progrès que du progrès de la conscience et de la science, c’est-à-dire d’une interprétation plus hardie du droit des personnes et d’une plus efficace domination de l’esprit sur la nature, j’ai bien le droit de dire qu’elle est foncièrement laïque, laïque dans son essence comme dans ses formes, dans son principe comme dans ses institutions, et dans sa morale comme dans son économie.

Ou plutôt, j’ai le droit de répéter que démocratie et laïcité sont identiques. Mais, si laïcité et démocratie sont indivisibles, et si la démocratie ne peut réaliser son essence et remplir son office, qui est d’assurer l’égalité des droits, que dans la laïcité, par quelle contradiction mortelle, par quel abandon de son droit et de tout droit, la démocratie renoncerait-elle à faire pénétrer la laïcité dans l’éducation, c’est-à-dire dans l’institution la plus essentielle, dans celle qui domine toutes les autres, et en qui les autres prennent conscience d’elles-mêmes et de leur principe ?

Comment la démocratie, qui fait circuler le principe de laïcité dans tout l’organisme politique et social, permettrait-elle au principe contraire de s’installer dans l’éducation, c’est-à-dire au cœur même de l’organisme ?

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Villeneuve-le-Comte, Seine-et-Marne

Que les citoyens complètent, individuellement, par telle ou telle croyance, par tel ou tel acte rituel, les fonctions laïques, l’état civil, le mariage, les contrats, c’est leur droit, c’est le droit de la liberté. Qu’ils complètent de même, par un enseignement religieux et des pratiques religieuses, l’éducation laïque et sociale, c’est leur droit, c’est le droit de la liberté. Mais, de même qu’elle a constitué sur des bases laïques l’état civil, le mariage, la propriété, la souveraineté politique, c’est sur des bases laïques que la démocratie doit constituer l’éducation.

La démocratie a le devoir d’éduquer l’enfance ; et l’enfance a le droit d’être éduquée selon les principes mêmes qui assureront plus tard la liberté de l’homme. Il n’appartient à personne, ou particulier, ou famille, ou congrégation, de s’interposer entre ce devoir de la nation et ce droit de l’enfant.

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sortie des enfants de l'école laïque

Comment l’enfant pourra-t-il être préparé à exercer sans crainte les droits que la démocratie laïque reconnaît à l’homme si lui-même n’a pas été admis à exercer sous forme laïque le droit essentiel que lui reconnaît la loi, le droit à l’éducation ?

Comment plus tard prendra-t-il au sérieux la distinction nécessaire entre l’ordre religieux qui ne relève que de la conscience individuelle, et l’ordre social et légal qui est essentiellement laïque, si lui-même, dans l’exercice du premier droit qui lui est reconnu et dans l’accomplissement du premier devoir qui lui est imposé par la loi, il est livré à une entreprise confessionnelle, trompé par la confusion de l’ordre religieux et de l’ordre légal

Qui dit obligation, qui dit loi, dit nécessairement laïcité. Pas plus que le moine ou le prêtre ne sont admis à se substituer aux officiers de l’état civil dans la tenue des registres, dans la constatation sociale des mariages, pas plus qu’ils ne peuvent se substituer aux magistrats civils dans l’administration de la justice et l’application du Code, ils ne peuvent, dans l’accomplissement du devoir social d’éducation, se substituer aux délégués civils de la nation, représentants de la démocratie laïque. Voilà pourquoi, dès 1871, le parti républicain demandait indivisiblement la République et la laïcité de l’éducation.

Voilà pourquoi, depuis trente-cinq ans, tout recul et toute somnolence de la République a été une diminution ou une langueur de la laïcité ; et tout progrès, tout réveil de la République, un progrès et un réveil de la laïcité.

Je suis convaincu qu’à la longue, après bien des résistances et des anathèmes, cette laïcité complète, loyale, de tout l’enseignement sera acceptée par tous les citoyens comme ont été enfin acceptées par eux, après des résistances et des anathèmes dont le souvenir même s’est presque perdu, les autres institutions de laïcité, la laïcité légale de la naissance, de la famille, de la propriété, de la patrie, de la souveraineté.

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La religion dans la société

Mais pourquoi ceux qu’on appelle les croyants, ceux qui proposent à l’homme des fins mystérieuses et transcendantes, une fervente et éternelle vie dans la vérité et la lumière, pourquoi refuseraient-ils d’accepter jusque dans son fond cette civilisation moderne, qui est, par le droit proclamé de la personne humaine et par la foi en la science, l’affirmation souveraine de l’esprit ? Quelque divine que soit pour le croyant la religion qu’il professe, c’est dans une société naturelle et humaine qu’elle évolue.

Cette force mystique ne sera qu’une force abstraite et vaine, sans prise et sans vertu, si elle n’est pas en communication avec la réalité sociale ; et ses espérances les plus hautaines se dessécheront si elles ne plongent point, par leur racine, dans cette réalité, si elles n’appellent point à elles toutes les sèves de la vie. Quand le christianisme s’est insinué d’abord et installé ensuite dans le monde antique, certes, il s’élevait avec passion contre le polythéisme païen et contre la fureur énorme des appétits débridés.

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Eusèbe de Césarée, 265-340

Mais, quelque impérieux que fût son dogme, il ne pouvait pas répudier toute la vie de la pensée antique ; il était obligé de compter avec les philosophies et les systèmes, avec tout l’effort de sagesse et de raison, avec toute l’audace intelligente de l’hellénisme ; et, consciemment ou inconsciemment, il incorporait à sa doctrine la substance même de la libre-pensée des Grecs.

Il ne recruta point ses adeptes par artifice, en les isolant, en les cloîtrant, sous une discipline confessionnelle. Il les prenait en pleine vie, en pleine pensée, en pleine nature, et il les captait, non par je ne sais quelle éducation automatique et exclusive, mais par une prodigieuse ivresse d’espoir qui transfigurait sans les abolir les énergies de leur âme inquiète.

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Et, plus tard, au XVIe siècle, quand des réformateurs chrétiens prétendirent régénérer le christianisme et briser, comme ils disaient, l’idolâtrie de l’Église, qui avait substitué l’adoration d’une hiérarchie humaine à l’adoration du Christ, est-ce qu’ils répudièrent l’esprit de science et de raison, qui se manifestait alors dans la Renaissance ?

De la Réforme à la Renaissance, il y a certes bien des antagonismes et des contradictions. Les sévères réformateurs reprochaient aux humanistes, aux libres et flottants esprits de la Renaissance, leur demi–scepticisme et une sorte de frivolité.

Ils leur faisaient grief, d’abord de ne lutter contre le papisme que par des ironies et des critiques légères, et de n’avoir point le courage de rompre révolutionnairement avec une institution ecclésiastique viciée que n’amenderaient point les railleries les plus aiguës.

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Érasme

Ils leur faisaient grief ensuite de si bien se délecter et s’attarder à la beauté retrouvée des lettres antiques qu’ils retournaient presque au naturalisme païen, et qu’ils s’éblouissaient, en curieux et en artistes, d’une lumière qui aurait dû servir surtout, suivant la Réforme, au renouvellement de la vie religieuse et à l’épuration de la croyance chrétienne. Mais, malgré tout, malgré ces réserves et ces dissentiments, c’est l’esprit de la Renaissance que respiraient les réformateurs.

C’étaient des humanistes, c’étaient des hellénistes, qui se passionnaient pour la Réforme ; il leur semblait que pendant les siècles du Moyen Âge, une même barbarie, faite d’ignorance et de superstition, avait obscurci la beauté du génie antique et la vérité de la religion chrétienne.

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Albrecht Dürer, main et Bible, 1508

Ils voulaient, en toutes choses divines et humaines, se débarrasser d’intermédiaires ignorants ou sordides, nettoyer de la rouille scolastique et ecclésiastique les effigies du génie humain et de la charité divine, répudier pour tous les livres, pour les livres de l’homme et pour les livres de Dieu, les commentaires frauduleux ou ignorés, retourner tout droit au texte d’Homère, de Platon et de Virgile, comme au texte de la Bible et de l’Évangile, et retrouver le chemin de toutes les sources, les sources sacrées de la beauté ancienne, les sources divines de l’espérance nouvelle, qui confondraient leur double vertu dans l’unité vivante de l’esprit renouvelé.

Qu’est-ce à dire ? C’est que jusqu’ici, ni dans les premiers siècles, ni au seizième, ni dans la crise des origines, ni dans la crise de la Réforme, le christianisme, quelque transcendante que fût son affirmation, quelque puissance d’anathème que recelât sa doctrine contre la nature et la raison, n’a pu couper ses communications avec la vie, ni se refuser au mouvement des sèves, au libre et profond travail de l’esprit.

Conquêtes décisives

Mais maintenant, pour le grand effort qui va de la Réforme à la Révolution, l’homme a fait deux conquêtes décisives : il a reconnu et affirmé le droit de la personne humaine, indépendant de toute croyance, supérieur à toute formule ; et il a organisé la science méthodique, expérimentale et inductive, qui tous les jours étend ses prises sur l’univers.

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Oui, le droit de la personne humaine à choisir et à affirmer librement sa croyance, quelle qu’elle soit, l’autonomie inviolable de la conscience et de l’esprit, et en même temps la puissance de la science organisée qui, par l’hypothèse vérifiée et vérifiable, par l’observation, l’expérimentation et le calcul, interroge la nature et nous transmet ses réponses, sans les mutiler ou les déformer à la convenance d’une autorité, d’un dogme ou d’un livre, voilà les deux nouveautés décisives qui résument toute la Révolution ; voilà les deux principes essentiels, voilà les deux forces du monde moderne.

Ces principes sont si bien, aujourd’hui, la condition même, le fond et le ressort de la vie, qu’il n’y a pas une seule croyance qui puisse survivre si elle ne s’y accommode, ou si même elle ne s’en inspire. (…)

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la leçon de Claude Bernard

 

Les prolétaires et l’école laïque

Et n’est-ce point pitié de voir les enfants d’un même peuple, de ce peuple ouvrier si souffrant encore et si opprimé et qui aurait besoin, pour sa libération entière, de grouper toutes ses énergies et toutes ses lumières, n’est-ce pas pitié de les voir divisés en deux systèmes d’enseignement comme entre deux camps ennemis (2) ? Et à quel moment se divisent-ils ? À quel moment des prolétaires refusent-ils leurs enfants à l’école laïque, à l’école de lumière et de raison ?

C’est lorsque les plus vastes problèmes sollicitent l’effort ouvrier : réconcilier l’Europe avec elle-même, l’humanité avec elle-même, abolir la vieille barbarie des haines, des guerres, des grands meurtres collectifs, et, en même temps, préparer la fraternelle justice sociale, émanciper et organiser le travail (3).

Ceux-là vont contre cette grande œuvre, ceux-là sont impies au droit humain et au progrès humain, qui se refusent à l’éducation de laïcité. Ouvriers de cette cité, ouvriers de la France républicaine, vous ne préparerez l’avenir, vous n’affranchirez votre classe que par l’école laïque, par l’école de la République et de la raison.

Jean Jaurès

 

(1) Pierre-Paul Royer-Collard (1763-1845). Avocat révolutionnaire et professeur de philosophie, il anime pendant la Restauration le groupe des «doctrinaires» favorables à la monarchie constitutionnelle et qui représente un «centre» intellectuel et politique entre la gauche libérale et la droite ultra.

(2) Jaurès reprend un argument classique déjà énoncé par Victor Hugo en 1850 lors de la discussion de la loi Falloux contre les dangers des «deux écoles». Il l’applique plutôt au peuple qu’à la patrie, mais il semble bien qu’en 1904 l’horizon de sa pensée soit la mise en place d’un service unifié de l’enseignement public. Sans l’abandonner entièrement, il nuança après 1905 sa position.

(3) Une part des gauches gronde contre le Bloc des gauches accusé de délaisser les questions sociales au profit du seul anticléricalisme. C’est le cas de nombre de socialistes, y compris au sein du Parti socialiste français de Jaurès. Lui-même peut être d’autant plus pressé de conclure «la campagne laïque» par la laïcisation entière de l’enseignement et la séparation des Églises et de l’État que le début de la guerre russo-japonaise en janvier 1904 le convainc du risque aigu de guerre internationale.

Archives de L’Humanité, 9 décembre 2005

 

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Jean Jaurès, 1859-1914

 

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lundi 29 juillet 2013

Bouvines 1214, par Jacques Bainville

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27 juillet 1214 : bataille de Bouvines

un état d’esprit assez pareil à celui de nos guerres de libération

Jecques BAINVILLE, 1924

 

«Philipe Auguste s’occupait d’en finir avec les alliés que Jean sans Terre avait trouvés en Flandre lorsque l’empereur Othon s’avisa que la France grandissait beaucoup. Une coalition des rancunes et des avidités se forma : le Plantagenêt, l’empereur allemand, les féodaux jaloux de la puissance capétienne, c’était un terrible danger national. Si nous pouvions reconstituer la pensée des Français en l’an 1214, nous trouverions sans doute un état d’esprit assez pareil à celui de nos guerres de libération. L’invasion produisait déjà l’effet électrique qu’on a vu par les volontaires de 1792 et par la mobilisation de 1914.»

Jacques Bainville, Histoire de France, 1924
proposé par Kamel Aouine

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Bouvines, miniature médiévale

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l'environnement de la confrontation

 

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dimanche 28 juillet 2013

Lucien Oulahbib, un penseur à contre-courant

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Lucien Oulahbib, un sociologue qui trouble

la pensée unique

 

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Lucien Oulahbib parle de la médiatisation des intellectuels ("Enquêtes et Débats")

 

 

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28fcff60a0a30a20e32f5f         Lu roi d'espagne

Lucien Oulahbib - bibliographie

 

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sur le blog de Lucien Oulahbib

 

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Le racisme de la gauche

La gauche réduit la Nation à la race puisqu'elle accuse à chaque fois la "droite" de racisme lorsqu'il s'agit de discuter d'identité, de préférence, etc ; c'est la gauche en fait qui confond Nation et Race car autrement elle ne réagirait pas ainsi ; pourtant, ce n'est pas parce que l'on parle de Nation que l'on parle d'ethnie ; certes, la gauche s'appuie sur certains propos ici et là de gens qui se situent de toute façon hors République ; tandis que même le FN fait bien la différence entre nation et ethnie puisque le problème n'est pas l'origine étrangère ou la différence de religion et de culture pour lui mais le respect des règles républicaines qui structurent la Nation. D'où sa légalité d'ailleurs.

En fait, la gauche embrouille ainsi le débat (jusqu'à s'en prendre jusqu'au délire à Nadine Morano) parce que c'est elle qui est la vraie raciste au sens de diaboliser tout ce qui n'est pas de sa "race"; il y aurait en effet une race de gauche, une race métaphysique disait Heidegger lorsqu'il explique la notion de race chez Nietzsche ; la race des seigneurs avait écrit Maurice Blanchot le maître de Foucault (alors que Blanchot vient des milieux maurrassiens avait signalé en vain Sartre)…
"On est les plus intelligents" m'avait asséné un prof d'italien à l'ENS de Lyon, l'un de ceux qui avait pétitionné contre Sylvain Gouguenheim…

Dans la vie pratique, il suffit de dire que quelqu'un est "de droite" pour clore le débat, (on peut ajouter "libéral" pour aggraver le cas, et "islamophobe" donc "d'extrême droite" pour le crucifier : par exemple votre humble serviteur mais je ne suis pas seul dans cette case) ; sans argument supplémentaire, ce n'est pas nécessaire, il n'y a pas à discuter, comme l'on dirait il est "noir", ce qui le classe, l'ostracise, ce n'est plus le même monde.

Il est de droite cela veut dire qu'il est d'un autre univers, il n'est pas fait comme nous, c'est d'ailleurs un monstre cupide avide ou le gros cochon chantait Brel ; alors que la personne qui le dit peut l'être tout autant, mais ce n'est pas grave si ce cochon est de gauche…

Il suffit de se dire de gauche donc d'être adoubé tel et d'être ainsi membre de cette race idéologique qui évidemment à beau jeu de balayer ceux qui s'en tiennent encore à l'idée d'une communauté de destin ou la nation, ce qui semble trop étroit pour ces nouveaux dieux.

C'est ce racisme là qu'il faut savoir détecter et combattre : "le  changement c'est maintenant".

Lucien Oulahbib
22 juin 2012
source

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 Idéologie et terreur

Qu’aurait écrit Hannah Arendt aujourd’hui sur le totalitarisme ?

Lucien OULAHBIB


Complexe question. On sait déjà que ce terme se distingue chez elle de la notion de tyrannie ; le totalitarisme, du moins chez Arendt, viserait plutôt à une «domination totale» par laquelle «tout est possible» - allant contrôler l’intimité de toute personne, jusqu’à la transformer en atome d’une «masse» ; ce que Arendt ne pouvait supporter, surtout dans la façon de se sentir singulière ; déjà comme femme, puis comme juive, ensuite dans la manière de ne pas s’y réduire afin de se saisir à la fois comme une et plurielle, (éternel débat depuis le Parménidede Platon…) ; le totalitarisme veut précisément détruire cette singularité de la nature humaine jusqu’au cœur des pensées et même des sentiments, alors que la dictature, au sens de tyrannie, s’en prend principalement, elle, à ses opposants affichés. 

 

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Mais ce concept, le totalitarisme, du moins tel que Arendt le pense, signifie-t-il, encore, quelque chose tant il semble bien que, hormis dans les livres scolaires pour classe de première néanmoins, la notion de «terrorisme» l’ait, (hélas…) définitivement remplacé, en particulier dans les médias et les politiques sécuritaires des États?

C’est ce qu’il nous faudra cerner ici en tentant, dans une première partie, de retracer son cheminement dans l’œuvre même d’Arendt qui semble l’analyser sur plusieurs niveaux : à la fois dans certains pays, à diverses époques, sous divers thèmes, (antisémitisme, impérialisme, «impérialisme racial») et plus profondément par la suite au sein du mouvement historique de la démocratie moderne, libérale, et de la société technicienne et industrielle qui la sous-tend (in Condition de l’homme moderne).

Pour Arendt, il s’agit en effet de percevoir autant les origines (au sens non pas de causes mais de cristallisation) que la nature du totalitarisme dont les prémisses s’observent également lorsque s’opère une rupture avec les sociétés traditionnelles, illustrée par cette espèce d’engagement actif visé pour lui-même. C’est ce qu’elle appellera plus tard une vita activa d’un type nouveau qui ne tire plus son sens de la notion de contemplation structurant le rapport au monde, la vita contemplativa  des Anciens, mais de son propre mouvement sans fin, dans tous les sens de ce terme.

Dans une seconde partie, nous verrons qu’une telle compréhension, au sens de l’herméneutique et de la phénoménologie, - car Arendt ne justifie évidemment pas, mais analyse de façon «régressive» plus qu’elle n’en explique l’enchaînement causal, - ne serait-ce que le choix de ce terme selon Michelle-Irène B. de Launay -, donne en réalité le ton à l’œuvre qui se distingue, volontairement, selon Arendt d’une étude historique habituelle parce qu’elle la situe plutôt dans le domaine des sciences politiques.

Ce qui implique qu’elle ne s’intéresse qu’aux présupposés, à ce qu’elle nomme la compréhension préliminaire, qui lui fait dire par exemple que la «compréhension ne fera qu’expliciter et confirmer au terme du processus ce que l’on savait déjà d’entrée de jeu : les régimes totalitaires nient, de manière radicale, la liberté humaine».

Ce concept en général et le travail d’Arendt en particulier interpellent par ailleurs le chercheur en Droit et en Sciences politiques dans la mesure où la notion de loi se transforme sur deux plans.

D’une part, elle se rétrécit à une loi non écrite, qu’il s’agisse de celle d’une origine indissoluble à régénérer comme pour le nazisme ou du mouvement nécessaire et final de l’Histoire humaine dans sa globalité pour le communisme.

D’autre part, ce lien indicible entre l’idéologie qui soutient le tout et la matrice de pouvoir qui l’applique a besoin d’une formalisation juridique qui rende mécanique, et légitime, autant les gestes, contrôlés, du quotidien que les suppressions de population.

La frénésie juridique dans sa méticulosité froide devient le pendant formel à une indifférence proprement inhumaine, au-delà des spécificités historiques et génocidaires.

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Dans une troisième partie nous dégagerons, quoique brièvement, l’actualisation de ce concept souvent annihilé au profit du terme de terrorisme, qu’il soit intellectuel, religieux, étatique, voire économique (ne parle-t-on pas d’«horreur économique» ou de «capitalisme du désastre»?), et qui se trouve perçu excusé ou condamné par certains courants postmodernes, déconstructionnistes, relativistes, postmarxistes, mais aussi différentialistes (telle la Nouvelle Droite qui a influencé durablement le Front National) selon qu’il sera perçu soit comme l’effet contaminant des «dominants» du Système, soit comme la réponse viscérale de «dominés» ou de «traditionalistes» désireux de préserver leur culture (par exemple l’islam) de toute impureté étrangère, discours raciste s’il en est, qui n’est cependant pas reconnu comme tel, mais plutôt comme l’exacerbation d’une souffrance identitaire dans une catharsis impossible, en sa nécessité même, et pourtant réellement effective.

Il en fut ainsi récemment des FARC, des bombes humaines en Israël, en Irak, en Afghanistan, jusqu’au 11 septembre 2001 expliqué de la sorte, sans oublier les diverses tyrannies, qui, lorsqu’elles sont situées au «Sud» sont sinon exonérées de toute critique voire même légitimées, du moins comprises comme conséquences induites et non pas intrinsèques à certaines conditions liées pour une part à la nature humaine à sa volonté de puissance et non pas seulement liée à un système ou à une région du monde.

Il suffit de se rappeler la façon dont les FARC, Mugabe, (sans parler de Castro, de Pol Pot etc) ont été défendues, tout récemment encore, par un fort réseau intellectuel et universitaire pour comprendre cette façon de relativiser le concept de totalitarisme en le rendant élastique ou en l’expliquant par des causes toujours externes.

Alors que la même soif de puissance perçue cependant en Occident sera seulement liée, elle, à une conception violente issue de l’histoire de la propriété privée, et non pas inscrit comme élément intrinsèque à toute condition humaine que l’absence de tout espace public exacerbe, surtout en l’absence de toute éthique universelle. C’est ce qu’il nous faudra voir.

Nous y résumerons une recherche entamée à la fois sur les pourtours du nihilisme contemporain et les possibilités de penser les fondements d’une universalité plurielle à partir d’une méthode d’évaluation du développement humain.

- lire la suite sur le site contrepointphilosophique

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dimanche 21 juillet 2013

la Sainte Trinité... consommée

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un culte divinatoire

au Marché Tout-puissant et Omnivore

Kamel AOUINE

 

C’est l’hallali.
Des écrans cathodiques, télévision, ordinateur, tablette et téléphone dernière génération, résonne le son onctueux et mélodieux de la cloche.
Le pieux consommateur, tout ouie, emballé, illuminé, mystique, boit à satiété le prêche consumériste et englouti goulûment les versets publicitaires.

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Acheter, dépenser, consommer. Cette Sainte Trinité.

Sans valeurs, sans Histoire, sans Racines, Sans Patrie. Voici l’Homme nouveau. Un être hors-sol, citoyen du monde, plastique et interchangeable, qui voue un culte divinatoire au Marché Tout-puissant et Omnivore. Un pervers polymorphe, capricieux, infantile, qui doit assouvir sur-le-champ ses plus bas instincts.

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L’acte d’achat est cet exutoire de dévotion et d’adoration par la biais duquel il épanche ses pulsions aliénantes.
Sitôt l’appel à la prière terminé, les flux et les reflux de l’océan de pieux consommateurs inondent et traversent rituellement les centres commerciaux, ces temples et ces églises des temps modernes, où ils apaisent et assouvissent des pulsions incoercibles par l’acte d’achat arboré fièrement au vu et au su de tous.

Tout comme la présence ponctuelle et assidue à la messe du pieux fidèle était naguère gratifiante, l’acte d’achat, signe de réussite sociale, souvent factice, valorise aujourd’hui de façon identique le pieux consommateur… consommé !

Kamel Aouine

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vendredi 19 juillet 2013

la société parano, un livre de Véronique Campion-Vincent

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 les théories du complot : "un défaut de réglage"

 Michel RENARD

 

compte-rendu de lecture et réflexions

Le livre de Véronique Campion-Vincent (Payot, 2005 et 2007) n’est pas un démontage «rationaliste» - même si elle n’agrée pas aux opinions qu’elle expose – des différents thèses complotistes et conspirationnistes qu’elle évoque dans ces 164 pages. Elle en dresse un inventaire dont elle explique le relatif succès par une révolte mentale contre un monde qui a perdu ses certitudes globalisantes.

Les grandes religions n’offrent guère de spiritualités ni de croyances eschatologiques, sinon des rituels et de l’orthopraxie insensée ; les systèmes politico-économiques tels que le communisme ou le capitalisme ne font plus rêver ; les grandes théories, marxisme, structuralisme, libéralisme ont sombré dans leur ambition synthétisante. Même si le libéralisme est l’idéologie des maîtres de notre temps et le fardeau des humbles.

Alors, comme la nature anxieuse a horreur du vide – ce que Jérôme Quirant nomme la «dissonance cognitive» ou l’inconfort psychologique – on se retourne vers de nouveaux mythes interprétant les sociétés de masse en discernant des complots, des rouages et des aliénations à la cause de tout événement. Car «tout se tient» pour les conspirationnistes. Et là, tout se mêle.

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Ainsi, le Da Vinci Code, par exemple, dont Véronique Campion-Vincent dit que ses thèmes «étaient déjà tous présents dans les sous-cultures ésotériques où ils circulaient dans faire de vagues». Le roman de Dan Brown «est représentatif d’une époque où l’anti-catholicisme est le dernier préjugé acceptable».

Il tire son inspiration de L’énigme sacrée, «chef-d’œuvre de littérature conspirationniste» selon certains, écrit en 1982 par trois journalistes britanniques : Henry Lincoln, Michael Baigent et Richard Leigh. Ce dernier ouvrage a été l’objet d’une parodie due à Umberto Eco avec son Pendule de Foucault. Dans toute cette histoire, rien de prouvé, rien d’établi historiquement. Mais le frisson envoûtant et le sentiment de toute-puissance psychologique de partager un secret séculaire.

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Deux des auteurs de L’énigme sacrée, Michael Baigent et  Richard Leigh remettent cela avec La Bible confisquée (1991) dans lequel ils s’en prennent aux institutions du catholicisme. Il s’agit des Manuscrits de la Mer morte, découverts fortuitement en 1947 par un berger dans une grotte aux abords de la Mer Morte à Qumran.

Ils tentent de reculer leur datation pour nier l’existence de groupes juifs hétérodoxes vivant à l’époque des premiers chrétiens. Là encore, rien de consistant sur le plan archéologique ni chronologique. Les manuscrits restaurés sont disponibles sur microfilms depuis 1991 et la publication en trente-neuf volumes a été achevée en 2002 par Oxford University Press.

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décryptage des Manuscrits de Qumran

 

De nombreuses références conspirationnistes, ou cherchant à démontrer que «l’histoire officielle» (comme si cela existait… !) s’acharne à occulter la vérité, sont mentionnées par l’auteur. Tel le Joseph Balsamo d’Alexandre Dumas. Un mystérieux personnage se révèle être celui qui doit précipiter l’incendie salutaire pour détruire le vieil ordre monarchique et le supplanter par la Liberté et l’Égalité. C’est une conjuration maçonnique. Comme le note l’historien Raoul Girardet (Mythes et mythologies politiques, 1986) : «La logique de la manipulation se voit substituée à l’imprévisibilité des accidents de l’histoire» (p.36).

Mais la plupart de ces complots – mis à part le dernier évoqué peut-être – restent circonscrits à un espace plus ou moins restreint. Ce qui caractérise notre époque depuis une vingtaine d’années, c’est la formulation de mégacomplots et le changement de registre à l’égard du politique.

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À l’époque du maccarthysme aux États-Unis, dans les années 1950 (la «peur rouge», Red Scar), la population américaine accordait sa confiance à la Commission censée lutter contre les menées communistes subversives sur le territoire même de leur pays. Mais le sénateur Mac Carthy est finalement écarté en 1954. L’atmosphère change quelques années plus tard. Kennedy est assassiné en novembre 1963, Martin Luther King et Robert Kennedy en 1968. Les autorités politiques, les services secrets, les grandes sociétés économiques sont soupçonnés.

 

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À cela s’ajoutait la fascination pour les extra-terrestres depuis au moins les années 1950. Et la collusion entre ces derniers et les puissances politiques firent le succès de la série X-Files qui mettait en scène la connivence entre ces deux entités occultes et surnaturelles suscitant la méfiance dans le public : «la vérité est ailleurs». Et les autorités ne sont plus là pour nous protéger.

 

"le nouvel ordre mondial"

À partir des années 1990 et surtout 2000, tout cela change d’échelle. Au lendemain du 11 septembre 2001, George Bush annonce un «nouvel ordre mondial», cristallisant  les craintes d’une extension globalisante du contrôle des individus par des instances, certaines occultes et d’autres non.

La Commission Trilatérale, fondée en 1973 par David Rockefeller est devenue plus lourde dans son fonctionnement après son élargissement (400 membres). Mais elle publie sans retenue son engagement pour la mondialisation.

 

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Le groupe de Bilderberg (1954) est plus discret, interdisant à ses participants toute interview. Ce qui autorise toutes les supputations. L’auteur américain, Jonathan Duffy est clair : «L’idée qu’une clique secrète mène monde n’a rien de nouveau. Pendant des centaines d’années, des gens ont cru que le monde était gouverné par une conspiration juive. On peut s’attendre à ce que les riches et les puissants organisent le cours des choses selon leur intérêt : c’est cela le capitalisme («Bilderberg : the ultime conspiracy theory», BBC Magazine, 3 juin 2004).

http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/magazine/3773019.stm

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L’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) créée en 1995 emploie 600 personnes et compte 148 pays. Ses adversaires y voient le vecteur d’une politique libérale par laquelle les multinationales pillent la planète.

Ces instances mondiales, auxquelles on peut ajouter le FMI, la Banque Mondiale, la Banque européenne de Francfort et même l’Union européenne… apparaissent à gauche comme conduisant les peuples au désastre économique, et à droite, aux États-Unis, parmi les milices patriotiques, comme l’incarnation d’un avenir apocalyptique.

 

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D’autant que s’ajoutent à ces organismes plus ou moins visibles dans leur processus de décision, des réseaux d’influence totalement opaques comme la fraternité étudiante créée à Yale en 1832 parmi les étudiants issus des aristocraties les plus puissantes, et toujours active : les Skull & Bones (crâne et os).

Elle est accusée de toute une série de manipulations d’ordre international : le financement de la révolution bolchevique mais aussi l'accès au pourvoir de Hitler et du nazisme, et dernièrement la montée au pouvoir de la dynastie Bush (membre de Skull & Bones) ; notons que John Kerry en fait aussi partie. Ainsi, en 2004, les Américains avaient le choix entre un président Skull & Bones et un autre président Skull & Bones…

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Ces derniers n’ont pas d’idéologie particulière sauf la prééminence d’un capitalisme mondial pseudo-libéral («pseudo», parce qu’ils ont souvent comme clients des gouvernements et des administrations). Mais ils se préoccupent du déploiement du dogme libéral. Ils sont intervenus en France, notamment par le financement de la Maison des Sciences de l’homme devenue en 1975 l’E.H.E.S.S. (École des Hautes études en sciences sociales).


un étudiant tasé lors d'un débat avec John Kerry parce qu'il évoque les Skull & Bones

 

Véronique Campion-Vincent aborde beaucoup d’autres groupes et d’événements ; notamment le contrôle mental, le programme HAARP (The High Frequency Active Auroral Research Program) créé en 1990 et consistant à tenter d’essayer l’utilisation des très basses fréquences pour fabriquer des armes à impulsion électromagnétique. Au sujet de HAARP, un rapport du Parlement européen s’est montré très alarmiste en 1999.

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des explications ?

L’auteur termine son livre par l’évocation de quelques explications et critiques. Par exemple celle de Alain de Benoist (ex-théoricien de la Nouvelle Droite, mais qui a évolué). Pour lui, les individus souhaitent rendre l’histoire transparente et les conduites humaines logiques excluant tout hasard (p. 123).

Alain de Benoist remarque : «Toute occurrence simultanée peut ainsi être réinterprétée en termes de causalité, mais on aura aussi recours à des formes pathologiques, délirantes de la pensée analogique. C’est ainsi que l’abbé Barruel [principal théoricien de la contre-révolution à la fin du XVIIIe s.] explique la forme triangulaire de la lame de la guillotine, non par la plus grande efficacité du tranchant biseauté, mais par la volonté des révolutionnaires de donner au "couteau républicain" la forme du triangle maçonnique».

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Véronique Campion-Vincent nous fournit le résumé de toute une recherche anglo-saxonne qui nous échappe ici, en France.

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Elle cite par exemple Martin Parker (The Age of Anxiety) : «J’affirme que les théories du complot aujourd’hui présentent la même structure narrative que les sciences humaines en général. Leur étude montre que les deux ensembles tentent de fournir des mythes expliquant avoir découvert des (soi-disant) complot ou mécanismes "cachés" qui ont causé le surgissement de tel événement ou de tel état des choses» (p. 146).

Après tout, les grandes théories sociales (j’ajoute ceci à la démonstration de V. Campion-Vincent) ont fourni des références «cachées» pour expliquer le monde : le libéralisme avec la «main invisible» du marché, le marxisme avec la plus-value (différence entre la valeur du travail et la valeur de la force de travail qui est, seule, rémunérée, dont le mécanisme échappe à l’ouvrier), Durkheim (sociologie) avec «l’anomie», Max Weber et «l’idéal-type», le structuralisme avec «les structures élémentaires de la parenté», le symbolisme inconscient des mythes, Bourdieu avec «l’habitus» et la reproduction de la domination. Sans parler de la psychanalyse qui postule la détermination de la conscience par l’inconscient.

L’individu n’a plus de prises sur lui, il est anxieux. Le repli vers d’autres explications est un réflexe rassurant même si les conséquences de l’activité des conspirationnistes est crainte.

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Véronique Campion-Vincent conclut par un exorde à accepter la complexité du monde. Elle écrit : «Les théories du complot sont une construction collective, par interprétation et dialogue, de légendes expliquant les événements stressants qui nous entourent. Le voyage à travers leurs méandres auquel le lecteur a été convié montre, à côté de l’angoisse, une réaction positive et créatrice. Cependant, ces créations sont marquées par un "défaut de réglage" : vraies comme métaphores, les théories du complot errent dans leur littéralisme» (p. 163).

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Michel Renard

Extrait d'une auteure américaine

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Kathleel Stewart, Conspiracy Theory's worlds

"Peut-être faut-il commencer avec le monde qui a rendu la théorie du complot non seulement possible (et populaire) mais toujours présente, inévitable, généralisée, attirante, amusante, effrayante et fascinante souvent jusqu'à une urgence paranoïdo-mystique (...) (La connaissance et l'expérience) certaines que tout est interconnecté et en fusion jointe au moment de terreur lorsqu'on nous murmure à l'oreille que l'interconnexion est totalement contrôlée par un Autre sombre et monolithique et que nous y sommes sans possibilité de sortie.
Plus on en sait, moins on en sait. Qu'est-ce qui cause le cancer ? Le trou de l'ozone, fumer, les radiations des micro-ondes, les ampoules électriques, les transformateurs, les télés (et les bandes chauffantes ou couvertures électriques laissées allumées toute la nuit ?), les traitements de substitution hormonaux, l'absence de vitamines dans notre alimentation ?
Des tonnes d'information ; c'est difficile de les digérer ; on peut devenir paranoïde à force d'essayer. Qui peut séparer la vérité de la faute, l'imprécision, le moment de fantaisie, le mensonge, l'alibi, la manipulation, la désinformation ? Le paranoïde le peut ; c'est la justification de la théorie du complot. (...) La théorie du complot c'est une pratique sceptique, paranoïde et obsessionnelle de recherche des signes, et d'examen de bouts de preuves à la recherche du chaînon manquant. (...) La théorie du complot rêve d'un point final mais ne l'atteint jamais car elle repousse toujours le RÉEL vers le bout de l'horizon" (cité p. 141).

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jeudi 18 juillet 2013

dates des débats proposés par LOGOS

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Programmes des débats et initiatives

de l'association LOGOS

 

 

décembre 2013

- samedi 14 décembre à 17 heures, salle Jean Renoir à l'Hôtel-Dieu de Saint-Chamond : Croix, voile, kippa : des signes religieux (?) et la laïcité, avec Oissila SAAÏDIA, professeure d'histoire à l'université de Lyon 2.

http://logoslogos.canalblog.com/archives/2013/10/28/28314892.html

 

Janvier 2014

 

Février 2014

 

Mars 2014

 

Avril 2014

 

Mai 2014

 

Juin 2014

 

 Toute personne motivée peut demander son adhésion en cliquant sur :

Contactez LOGOS

 

 

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mardi 16 juillet 2013

complots et arguments - 11 Septembre 2001

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pour préparer le débat sur le 11 septembre

 

 

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__________________________________

 

arguments critiquant les rumeurs

 

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11 septembre… 10 ans de rumeurs (2011)

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10 ans après les attentats du 11 septembre, quelles sont les rumeurs toujours en activité ? Comment ont-elles fait caisse de résonance sur le web ? Pourquoi est-on tenté d'adhérer aux thèses conspirationnistes ? Petit guide de l'esprit critique...

Tout d'abord, rappelons ce qu'est une théorie du complot.

On entend également l'expression «théorie alternative». Dans le cadre des événements du 11 septembre 2001, il s'agit des nombreuses rumeurs allant à l'encontre de la version officielle et réfutant que les attentats soient le fruit d'attaques terroristes perpétrées par un groupe d'individus islamistes radicaux déterminés ayant eu pour conséquence le crash de 4 avions de ligne avec leurs passagers et ayant provoqué l'effondrement de 3 tours du World Trade Center (WTC) à New York et la dégradation d'une aile du Pentagone à Washington.

Ceux qui défendent les théories alternatives sur le 11 septembre sont appelés «truthers».

 

Quelles sont les théories qui ont connu le plus de succès ?

- Un missile aurait frappé le Pentagone

Historiquement, la première théorie du complot à voir le jour après le 11 septembre a été celle propagée par Thierry Meyssan et le Réseau Voltaire, qui voudrait qu'aucun avion ne se soit écrasé sur le Pentagone (cf. notre dossier) récupérées sur la boite noire permettent de reconstituer chronologiquement les événements. Il y avait bien des débris devant le bâtiment et les dégâts constatés sont conformes à la connaissance que l'on a de la résistance d'un bâtiment blindé face à une telle collision. Les témoignages se recoupent et le passage où un témoin parle de «missile» est en fait un extrait d'interview sorti de son contexte de manière honteuse. L'avion volait très bas et il a percuté les lampadaires à proximité dont certains étaient distants de 25 m ; existe-t-il des missiles de cet envergure ?

 

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le Pentagone, 11 septembre 2001

 

- La thèse de la démolition contrôlée des tours

C'est LA théorie du complot qui a maintenant le plus de succès sur Internet (cf. notre article). Comment des tours aussi imposantes ont-elles pu s'écrouler à la vitesse d'une chute libre sans un mécanisme de démolition contrôlée ?

L'analyse scientifique : les tours ne se sont pas effondrées à la vitesse de la chute libre mais 30% plus lentement. La poussière générée n'est absolument pas la preuve de la présence d'explosifs. La chute verticale est tout simplement due à la gravité. Ce qui passe pour des explosions au fur et à mesure de l'affaissement des étages est en fait la résultante d'une compression d'air extraordinaire qui a fait voler les vitres en éclats. Et il n'a pas été trouvé de trace de TNT, de thermite ou de nanothermite (explosif à base d'aluminium et d'oxyde de fer) dans les ruines du WTC.

- Le mystère de la tour 7

Encore une rumeur qui a le vente en poupe : comment le WTC7, bâtiment de 186 m de haut, assez distant des WTC1 et WTC2 a-t-il pu s'effondrer alors qu'aucun avion ne l'a percuté ?

L'analyse scientifique : la tour, bien que distante d'une centaine de mètre des lieux de l'impact, a été heurtée par des débris du WTC1. Le feu a ravagé le bâtiment pendant 7 heures alors qu'il était conçu pour ne résister que 2 ou 3 heures à un incendie de cette importance. Avec une coupure d'eau généralisée et des pompiers alors affairés sur les lieux du WTC1 et WTC2, l'effondrement s'explique assez simplement.

- L'avion de Shanksville a été abattu par la défense aérienne

L'armée américaine a-t-elle pu sacrifier des concitoyens pour éviter un crash d'avion sur un point stratégique ? comme pour l'attaque menée contre le Pentagone, la reconstitution des événements a pu être réalisée par les appels passés et les données de la boite noire. Le scénario et les témoignages ne permettent pas de déduire autre chose que la tentative de prise de contrôle de l'appareil par les passagers ce qui a forcé les terroristes à s'écraser en rase campagne.

 

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Mohammed Atta

 

- Le passeport de Mohammed Atta

Comment a-t-on pu retrouver intact le passeport du principal acteur des attentats ? Il aurait dû brûler dans le brasier, c'est forcément une manipulation...

«Il est probable que l'improbable se produise !» (Henri Broch)

S'il est peu probable qu'un événement particulier se produise, en revanche, il est tout à fait probable qu'un événement quelconque se produise. Cet énoncé est une variante de la loi de Murphy.

Dans ce type d'accident, il arrive régulièrement que des objets soient éjectés au moment de l'impact. Il y avait donc une chance infime mais non négligeable que le passeport d'un terroriste évite le brasier et se retrouve intact dans les rues de New York, au pied du WTC.

- Ben Laden n'est pas mort

À peine est-il retrouvé qu'Oussama Ben Laden est exécuté et jeté au fond de la mer ! Mais que veut-on donc nous cacher ?

Notre analyse : ce dossier, bien évidemment classé secret défense, est rangé au fond des tiroirs de l'armée américaine. Cependant, il paraît peu réaliste que le chef d'Al Qaïda soit toujours en vie, il serait vraiment malvenu pour les États-Unis de le voir resurgir à nouveau. Il a donc vraisemblablement été tué par un commando américain en mai 2011.
Quant à ce qu'il faut penser de son «immersion en haute mer», c'est semble-t-il à mettre dans la lignée des erreurs de communication de Washington qui ne peut raisonnablement pas dire que le corps a été conservé ou enterré dans un endroit qui deviendrait vite lieu de pèlerinage.

Vous souhaitez en savoir plus et connaître tous les détails des investigations scientifiques sur le sujet ? Nous vous conseillons l'excellent site de Jérôme Quirant dont nous nous sommes inspirés : bastison.net.

 

 

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Des théories étayées dans des films crédibles...

Citons les deux plus connus qui sont :

- Loose Change, documentaire américain de 2005

L'affirmation claque comme un coup de tonnerre et l'on reste bouche bée devant la démonstration qui nous est faite... L'auteur, Dylan Avery, est un jeune homme de 22 ans qui aura déboursé moins de 2.000 dollars pour créer la controverse en signant un documentaire fait... à la maison !

- Zéro, documentaire italien de 2009

Un film du même acabit que Loose Change et signé par « 3 grosses pointures » selon les truthers :

- Giulietto Chiesa, député européen

- Dario Fo, prix Nobel... de littérature !

- Gore Vidal, romancier, essayiste et dramaturge-

Les pseudo-faits annoncés par les auteurs se suivent et... se ressemblent bel et bien : aucune des «preuves» apportées par le document n'a de base scientifique ou sérieuse.

La technique est la même que celle employée par Thierry Meyssan pour faire la promo de son livre Le Pentagate (cf. notre dossier) : le marketing viral.
C'est donc en comptant sur le relais de l'information via email par les internautes eux-mêmes que les auteurs comptent se faire de la publicité !

Quelques photos minutieusement choisies pour point de départ, quelques grammes de spéculation sur un détail ou un autre et le film arrive à faire naître le doute dans l'esprit de l'internaute.

En fait, la vraie question qu'il faut se poser est : le complot fait-il vendre ?

Et là, on pourrait demander à Dan Brown, l'auteur du Da Vinci Code basé sur la conspiration d'organisations secrètes, qui est maintenant multimillionnaire. On peut aussi constater le nombre de grosses productions que le cinéma américain a sorti ces 20 dernières années (Ennemi d'État avec Will Smith, Complots avec Mel Gibson, Des hommes d'influence avec Dustin Hoffman et Robert De Niro pour ne citer qu'eux).

Il ne fait aucun doute que nous sommes friands de ces récits et que leurs auteurs ont fait d'énormes bénéfices.

Toutes les théories sur le 11 septembre sont-elles fumeuses ?

Quel choc ! Le 11 septembre 2001, la planète entière regarde hébétée les images qui passent en boucle à la télévision. La première puissance au monde est victime d'une attaque sur un de ses plus grands symboles : les tours jumelles du World Trade Center de Manhattan à New York.

La réaction est violente. Le traumatisme causé va engendrer plusieurs guerres. Mais pour ce faire, il faut rallier le peuple à sa cause, aussi le gouvernement américain va-t-il user de tous les moyens à sa disposition... dont la désinformation ! Notamment sur la présence d'armes de destruction massive en Irak.

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Certains ont alors extrapolé en affirmant que ces guerres étaient préméditées et que les attentats du 11 septembre étaient un «boulot préparé de l'intérieur» pour servir de déclencheur. À partir de là, toutes les communications gouvernementales seront systématiquement retournées par les théoriciens du complot contre la version officielle. Ce qui est plutôt aisé quand l'autorité ne dément pas et adopte une politique minimaliste en matière de communication.

Le pire dans ces fausses théories, c'est qu'elles viennent parasiter la divulgation de réels dysfonctionnements et manipulations que l'administration Bush a tenté de dissimuler :

- Les malfaçons des tours (WTC1 et WTC2) qui auraient dû résister plus longtemps,

- Les pompiers qui n'ont pas reçu l'ordre d'évacuer les tours en raison d'incompatibilité de fréquence avec la police,

- La pression du gouvernement sur l'EPA (agence américaine pour l'environnement) pour masquer les taux de toxicité des poussières lors de l'effondrement, ce qui a entraîné de nombreux morts.

En quoi Internet amplifie-t-il la rumeur ?

Internet est un outil formidable, virtuellement sans limite ! Et de plus en plus de monde est connecté, de tous les continents et de tous les âges. De l'amateur de gobage de flamby, en passant par le jacky qui s'ignore au fan d’œufs fossiles d'ornithorynques, tout le monde peut trouver sans peine des amis partageant ses hobbies. Fut une époque où il était plus délicat de se retrouver pour vivre une passion commune sur un sujet exotique.

Mais cette facette a un aspect pervers. Le web n'a pas de filtre magique et, tout naturellement, les travers que l'on rencontre chez l'être humain se retrouvent sur la toile : arnaques, pédophilie, contrefaçon, etc...

Ainsi les adeptes de thèses conspirationnistes peuvent-ils facilement échanger et faire grossir leurs rangs.

La mode des petits hommes verts étant passée de mode, les conspirationnistes les plus actifs sur Internet sont donc désormais ceux militant pour la réouverture de l'enquête sur le 11 septembre : reopen911.info. Grâce à Internet, les réseaux sociaux et la maîtrise du marketing viral, il est possible de trouver toujours plus de gens adhérant à la cause et de les manipuler...

 

Pourquoi cela nous plaît d'adhérer à ces théories...

Dans le cas du 11 septembre, certainement parce qu'il règne un anti-américanisme ambiant depuis la chute du bloc soviétique et que l'on craint la superpuissance, désormais plénipotentiaire. Et plus généralement parce que la réalité économique et politique du monde est si complexe que l'on ressent le besoin de la simplifier afin d'avoir l'impression de mieux la maîtriser. On aura tendance à préférer une thèse simpliste nous offrant un raccourci pour une vision qui nous satisfait à une explication rationnelle plus complexe et faisant fi de nos opinions et de nos émotions.

 

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Alors quand nos certitudes se heurtent à la brutalité de la réalité, c'est la dissonance cognitive ! Un malaise ou «inconfort psychologique» subi par une personne lorsqu'elle constate un conflit dans son esprit en découvrant que certaines de ses croyances sont fausses. En réponse au choc causé, elle va alors tenter de réduire ce phénomène en oubliant ce qui a causé ce trouble et si ce n'est pas possible, en transformant et réinterprétant la réalité. Ce cheminement psychologique est à la base de l'essor des théories du complot.

- Comment une superpuissance comme les États-Unis peut-elle être la victime de 19 terroristes armés de cutters ? Comment ce pays «invulnérable» a-t-il pu laisser faire cela ? Il y a forcément des complicités « intérieures »... Peut-être même que toute a été orchestré en interne !

Puis le système s'auto-alimente... Plus on adhérera à une théorie conspirationniste, plus il sera difficile de s'y soustraire, un peu à la manière d'un adepte de secte qui doit tout remettre en question dans sa vie s'il souhaite retrouver sa liberté.

En discutant avec un conspirationniste, on s'aperçoit que son opinion tient lieu de croyance. Or qu'est-ce qu'une croyance ?

La croyance est le fait de tenir quelque chose pour vrai, et ceci indépendamment des preuves éventuelles de son existence, réalité, ou possibilité» selon Wikipedia.

En effet, à la manière d'un dogme, peu importe l'attitude que vous adopterez ou les faits que vous avancerez, rien ne fera revenir un thruther sur son opinion. Le jugement est altéré, que l'affaire soit médiatisée ou non, il a la réponse à chacune des situations.

Si les médias n'accordent pas de crédit et évitent de propager la rumeur alors «personne n'en parle, c'est bien que cela cache quelque chose».
Si les médias reprennent l'information pour l'infirmer «si ce n'était pas vrai, "ils" ne se donneraient pas la peine de démentir».

Pourquoi ce type de raisonnement ? Comment fonctionnons-nous et quelles sont les clés pour conserver notre libre arbitre ?
«L'esprit critique ne s'use que si l'on ne s'en sert pas !»

 

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Peut-on lutter contre une croyance ?

Il convient de rappeler que la langue française n'a qu'un seul mot pour distinguer deux termes bien différents :

- l'acte de foi («faith» en anglais) : qui est tenu pour acquis par celui qui croit et qui n'a nul besoin de preuve comme l'authenticité du Suaire de Turin ou la liquéfaction du sang du Christ pour pratiquer sa religion.

- l'adhésion à une thèse en fonction de ses propres connaissances («rational belief» en anglais) : une opinion que la personne s'est forgée d'après sa propre expérience.

Autant contre la première définition, il serait inapproprié de proposer une mise à l'épreuve scientifique, autant pour la seconde, on peut établir des faits réfutables. Et c'est bien dans ce second sens du mot croyance qu'est abordé le sujet des théories du complot. Nous allons donc vous livrer les clés pour trouver vous-même les informations qui vous permettront de démonter telle ou telle affirmation conspirationniste de manière scientifique.

Pour plus d'information sur cette question épistémologique, vous pouvez visiter le site de notre partenaire : CorteX, Esprit critique et sciences.


Petit cours d'auto-défense intellectuelle et présentation des outils à notre disposition.

Ce qu'il est important d'assimiler, c'est qu'un très grand nombre d'experts dans différents domaines ont mené l'enquête. Des personnes dont le travail est reconnu, dont l'expertise ne peut être remise en cause et agissant de manière totalement indépendante.


La zététique rase gratis !

Voici donc des outils faciles d'utilisation pour pouvoir vous forger votre propre opinion en déjouant les pièges de l'information.

Le rasoir d'Ockham (ou d'Occam) qui ne privilégie pas les hypothèses les plus simples mais les moins «coûteuses» intellectuellement. Il est également appelé principe d'économie ou principe de parcimonie. N'est-il pas préférable de penser que les attentats du 11 septembre résultent d'une attaque terroriste plutôt que d'un complot gouvernemental ayant sacrifié des concitoyens, impliquant des milliers de personnes (témoins), à l'aide de technologies très sophistiquées et capable de faire disparaître deux avions (Pentagone et Shanksville).

Le rasoir d'Hanlon dont la loi s'énonce ainsi : «Ne jamais attribuer à la malignité ce que la stupidité suffit à expliquer.»


Facettes et effets de la zététique appliqués aux théories du complot.

C'est grâce à la zététique (l'art du doute) et ses facettes et effets que nous allons pouvoir déjouer les techniques des conspirationnistes pour nous attirer dans leurs filets.

Ce sont des fautes de raisonnement courantes qu'il faut savoir déceler pour pouvoir réfuter des explications de fond sans être perturbé par la forme.

Voici les principales facettes - ou règles d'or - à (re)connaître dans un contexte conspirationniste :

- «Vérifier la cohérence»

- «Les anomalies ne sont pas un fondement»

- «L'inexistence de la preuve n'est pas la preuve de l'inexistence»

- «Un scénario n'est pas une loi»

- «La bonne foi n'est pas un argument»

- «Le bizarre est probable»

- «L'origine de l'information est fondamentale»

- «La compétence de l'informateur est également fondamentale»

- «La force d'une croyance peut être immense»

- La charge de la preuve appartient à celui qui affirme».

 

 

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Avec quelques effets, bien utiles dans une démarche scientifique :

- effet boule de neige : comment des bribes de témoignages sont instrumentalisées par les truthers (une explosion devient un explosif par exemple).

- effet escalade : il faut tirer les leçons de ses erreurs et ne pas persévérer dans l'erreur comme le font certains qui cherchent une nouvelle explication après une réfutation.

- effet bi-standard : un double discours en fonction de la situation (cf. l'attitude du conspirationniste quand les médias en parlent ou pas).

- effet petits ruisseaux : par de petites erreurs disséminées ça et là, les conspirationnistes aboutissent à une théorie fleuve.

- effet cerceau : admettre au départ ce que l'on souhaite prouver à l'arrivée, les thèses conspirationnistes ont souvent pour point de départ l'hypothèse d'un complot gouvernemental.

- effet puits : avoir de beaux discours mais creux (au sens «vides ») comme Dario Fo qui gesticule beaucoup mais ne prouve rien.effet impact : utiliser des mots chocs pour captiver le spectateur et l'emprisonner dans un schéma de pensée.

- effet paillasson : faire un choix trompeur des mots comme fumée «pyroclastique», terme de vulcanologie inapproprié mais utilisé par les truthers pour faire passer un message de feu et de chaleur pour justifier de manière sous-jacente leur théorie de démolition contrôlée utilisant des explosifs.

(D'après Jérôme Quirant)

En espérant vous avoir fourni des clés utiles pour le décodage de l'information et la manière d'appréhender les théories alternatives qu'Internet ne manquera pas de vous proposer à l'avenir.

Attentats du 11/09 : Mythes et Légendes, Jérôme Quirant

Conspiracy Watch, l'observatoire du conspirationnisme

Le vrai et tous les faux complots du 11 Septembre, Rue89.com

Le lourd bilan sanitaire des attaques du 11 Septembre, Le Figaro

CorteX : Esprit critique et sciences

 

Livres et revues :

Guillaume DASQUIE & Jean GUISNEL, L'Effroyable mensonge : thèses et foutaises sur le 11 septembre, La Découverte, 2002

Jérôme QUIRANT, La Farce enjôleuse du 11 Septembre, Books on Demand, 2010

Jérôme QUIRANT, 11 septembre et théories du complot - ou le conspirationnisme à l’épreuve de la science, Book-e-book, 2010

"11 septembre : les théories du complot à l'épreuve de la science", Science et Vie, n° 1128, septembre 2011

"Dix ans après les attentats du 11 septembre. la rumeur confrontée à la science", "Sciences... et pseudo-sciences", HS n°296, AFIS, juin 2011

 source

 

 article 2

le travail d'un vrai spécialiste : Jérôme QUIRANT

 

Farce



les forumeurs qui pérorent pendant

des heures et des heures sur le net à disséquer

des vidéos de mauvaise qualité et

des images parfois bidonnées

Jérôme QUIRANT

 

Jérôme Quirant est spécialisé dans le calcul de structures. Maître de conférences, il travaille dans un laboratoire de mécanique et génie civil à Montpellier. Il est le fondateur du site bastison.net.

Conspiracy Watch : Qu’est-ce qui vous a poussé à ouvrir un site internet consacré à la théorie du complot sur le 11-Septembre (Attentats du 9/11 : Mythes et Légendes ) ? Quelle a été votre motivation de départ ?

Jérôme Quirant : Ce site a vu le jour suite à des prises de bec dans des forums de discussion, celui d’Arrêt sur Images notamment. J’y dénonçais les approximations très contestables de beaucoup de «truthers» et notamment les leaders Richard Gage et Steven E. Jones. C’est alors que je me suis pris une volée de bois vert... Tout y est passé : «incompétence», «sionisme», «intelligence avec la CIA», etc.
Rien de très reluisant ni d’étonnant de la part de certains. Mais d’autres étaient plus ouverts au dialogue et c’est pour cela que j’ai décidé de me lancer dans l’aventure du site internet.

C. W. : Quelles ont été les premières réactions à la mise en ligne de votre site ?

J. Q. : Après avoir fait le site, les choses se sont améliorées, mais guère plus… Parmi les personnes avec qui j'ai pu dialoguer par mail ou sur les forums, j’ai pu distinguer deux types :
- celles qui essayent de comprendre, posent des questions et lisent les réponses...

- et toutes les autres, qui se fichent complètement de ce que vous pouvez leur répondre. Telles des culbutos, elles reviennent à la charge avec une nouvelle histoire à dormir debout alors qu’on vient de leur montrer que la précédente était bancale.

Les témoignages de sympathie ont été aussi très nombreux. Ce sont autant d’encouragements à poursuivre le travail, même si le site est presque finalisé.

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C. W. : De nombreuses personnes réclament une réouverture de l’enquête sur les attentats du 11 septembre 2001. Qu’en pensez-vous ?

J. Q. : C’est un élément que je trouve assez paradoxal : les «truthers» réclament sur tous les forums, et depuis des années, la réouverture de l’enquête, mais lorsque quelqu’un leur donne un avis indépendant et circonstancié qui ne va pas dans leur sens, beaucoup le discréditent… Je ne veux pas faire d’amalgame, mais dans le lot, une majorité est assez figée sur ses positions et rien n’y changera.

Le problème est le suivant : si réouverture il y a, qui va-t-on prendre pour cette nouvelle enquête ? Il faudra sûrement des spécialistes en calcul de structures et résistance des matériaux ?… Mais de telles personnes, on peut aller les trouver facilement… pas besoin d’une enquête ! Pourquoi les forumeurs qui pérorent pendant des heures et des heures sur le net à disséquer des vidéos de mauvaise qualité et des images parfois bidonnées, ne prennent-ils pas deux heures pour aller discuter avec elles ? Ils auraient ainsi la réponse à la plupart des questions qu’ils disent vouloir poser.

 

C. W. : Vous voulez dire qu’ils n’ont pas fait cette démarche ?

J. Q. : À lire le forum de ReOpen, on ne dirait pas. Mais au moins l’un d’entre eux a essayé : il a contacté toute mon équipe de recherche, sauf moi ! Du coup, alors que j’avais fait tout ce travail chez moi tranquillement, sans en parler à personne, tout le monde a été au courant. Je ne vous cache pas que ça a été l’occasion de moments de détente lors de pauses café.
Car ne croyez pas que les scientifiques français se taisent par peur, indifférence, soumission ou tout autre fadaise. D’abord, la plupart ne sont pas au courant : mes collègues ont découvert toute l’histoire à cette occasion. Ensuite, ils ne veulent surtout pas être importunés par quelques uns qui, si on ne va pas dans leur sens, vous traitent de «sioniste», d’«idiot» ou de «vendu» ! Je tiens un florilège de mails à disposition…

 Cela dit, si quelqu’un vient dialoguer poliment je suis persuadé qu’il n’y aura aucun problème et que mes confrères seront heureux d’apporter leur expérience au débat. Le tout est de se déplacer et d’éviter les longs mails comme on peut en lire sur les forums avec 35 liens sur les vidéos de YouTube… Moi-même, j’ai toujours répondu aux mails que j'ai reçus s'ils étaient constructifs.

C. W. : Comment voyez-vous les choses évoluer ?

J. Q. : Mon site est une base. Je prends bien sûr toutes les précautions oratoires dans ce que j’avance pour que l’ensemble soit digne de confiance sur le plan scientifique. D’ailleurs les attaques portées sur mon site concernent essentiellement la forme et non le fond. Mais il est vrai que ces quelques pages sont des gouttes d’eau dans un océan…

Je ne sais pas si on pourra s’éviter un débat au niveau national. En tout cas, il faudrait que d’autres spécialistes du génie civil français prennent position pour dire s’il y a besoin ou non de tout remettre à plat. Personnellement je ne le crois pas : il faut savoir que des chercheurs de tous bords (et au dessus de tout soupçon !) travaillent encore sur le sujet. Ils écrivent des articles, le dossier n’est donc pas clos.

Le problème, c’est que ces papiers ne sont pas accessibles au grand public sans une explication de texte : trop techniques et bourrés de calculs ou d’équations. C’est peut-être sur cet aspect pédagogique qu’il faudra mettre l’accent dans l’avenir pour éviter de lire toujours plus de n’importe quoi sur le net. C’est aussi l’un des objectifs que je me suis fixé en créant bastison.net.

source
Dimanche 11 Janvier 200
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attentats du 11 septembre 2001 : mythes et légendes

 

- Jérôme QUIRANT : la théorie du complot

- Jérôme QUIRANT ; quelques notions de macanique

- Jérôme QUIRANT : sur les modes de calcul

- Jérôme QUIRANT : http://www.bastison.net/

- Jérôme QUIRANT : l'effondrement du WTC 7

- Jérôme QUIRANT : le crash sur le Pentagone

- Jérôme QUIRANT : le crash de Shanksville

- Jérôme QUIRANT : hallucinations collectives

- Jérôme QUIRANT : mensonges et manipulations

- Jérôme QUIRANT : l'alchimie du complot

- Jérôme QUIRANT : Foire aux questions - correspondance

- Jérôme QUIRANT : ressources et liens

 

 

article 3

une autre explication sur l'effrondrement des tours

 

Les WTC 1 et 2 se sont affaissées sur elles-mêmes, suivant toutes deux une verticale parfaite. «Destruction contrôlée», affirment les partisans de la théorie du complot.

L’hypothèse officielle avance qu’à la suite du crash des Boeing, des incendies dus aux importantes fuites de kérosène libéré par les avions se sont déclarés très rapidement.

Ces foyers auraient affecté les éléments de structure métalliques des tours, alors même que ceux-ci avaient vu leur capacité de résistance amoindrie par l’impact. Pour le confirmer, nous avons sollicité Charles Baloche, ingénieur et responsable du service sécurité et incendie au Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) :

«Avec l’effet mécanique de l’impact des avions, les matériaux de protection ont été arrachés. Les poutres métalliques ont été mises à nu, ce qui a favorisé la montée de la température et a affaibli l’acier, qui n’a plus pu jouer son rôle de porteur.

Lorsque les poteaux de ces façades se sont effondrés, tout s’est affaissé sur la cage intérieure. Les étages se sont écrasés les uns sur les autres et l’immeuble est tombé ’tout droit’. Ce qui est parfaitement logique par rapport à la morphologie de la structure.»

 

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La succession des évenements suffit à expliquer la nature de l’efffondrement

Petit à petit, façades, murs et sols ont cédé sous l’action conjuguée des flammes et de la répartition des charges induite par la destruction partielle de la structure. La succession des événements, ayant pour origine l’impact des Boeing sur les buildings, suffit ainsi à expliquer la nature de l’effondrement des Twin Towers.

Selon le rapport de la Federal Emergency Managment Agency (Fema), les 767, en heurtant les tours, ont détruit une partie des colonnes périphériques sur lesquelles reposaient 40% du poids total de la structure.

Dans le même temps, les colonnes centrales, supportant 60% du poids du bâtiment, ont elles aussi été endommagées. Mais les colonnes n’ont pas été les seules à subir une importante dégradation : les poutres métalliques qui soutenaient les étages des tours ont également été frappées de plein fouet.

Olivier Saretta

Schéma : les tours du World Trade Center avant et après les impacts (DR)

source

 

 article 4

Les tours du WTC ne se sont pas effondrées à la vitesse de la chute libre :

 

 article 5

les Saoudiens au courant de l'attentat à venir ?

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11-Septembre : L’ex-sénateur Bob Graham [ci-dessus] dénonce les dissimulations du FBI, documents à l’appui.

L’ex-sénateur de Floride Bob Graham a pu lire deux documents classifiés du FBI et affirme qu’ils soulèvent de nouvelles questions sur l’enquête – qui était alors secrète – du Bureau sur un soutien possible des Saoudiens aux pirates de l’air du 11/9 lorsqu’ils se trouvaient à Sarasota.

Graham ne dévoilera pas le contenu de ces documents, qui sont classés «Secret», mais il indique que les informations qu’ils contiennent sont en contradiction avec les affirmations faites publiquement par le FBI selon lesquelles il n’y avait aucune connexion entre les pirates de l’air et des Saoudiens vivant à l’époque à Sarasota.

«Il existe des incohérences substantielles entre les déclarations publiques faites par le FBI en septembre, et ce que j’ai lu dans les documents classifiés», a déclaré Graham.

«L’un des documents apporte la preuve que l’investigation ne fut pas l’enquête approfondie que le FBI affirme avoir menée», a ajouté Graham. «Une piste d’investigation majeure n’a pas été suivie, et on a pris des déclarations non corroborées pour argent comptant».

(la suite)

source : Agoravox.fr

 

 

article 6

Dix ans après les attentats du 11 septembre

La rumeur confrontée à la science

 

          «Oussama Ben Laden n’est pas responsable du 11 septembre...»
          «Un missile a été envoyé sur le Pentagone...»
          «Les tours jumelles ont été démolies à l’explosif...»

Qui n’a pas un jour entendu ces théories du complot à propos du 11 septembre ? Avec la mort d’Oussama Ben Laden et le dixième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 qui approche, les théories du complot sur ces évènements repartent de plus belle. Les partisans de ces thèses alternatives assaillent le net : les forums et les commentaires sous les articles sont envahis de messages arguant de prétendues «preuves scientifiques»...

Or, il n’en est rien. Aucune des conclusions fournies par les enquêtes techniques (et nous ne parlerons ici que d’enquêtes techniques) n’a pu être remise en cause de manière sérieuse, rationnelle et scientifique.

L’AFIS s’est entourée des plus grands experts français (professeurs d’université, responsables de centres de recherche, etc.), chacun dans leur domaine de compétence, pour proposer une vulgarisation des résultats scientifiques fournis après souvent de très longues enquêtes.

 

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articles en ligne sur ce site


  Si j’étais la CIA attaquant les tours jumelles...
  Le 9/11 Truth Movement, entre politique et science
  Le 11 septembre : la rumeur confrontée à la science
  Vérité et plausibilité
  Comment assure-t-on la sécurité des constructions ?
  Les effets du feu
  L’effondrement des Twin-Towers
  Vous avez dit démolition contrôlée ?
  L’effondrement de la tour 7
  Affabulation autour des débris métalliques
  Pas d’avion sur le Pentagone ?
  Quelques considérations aéronautiques...
  La chimie à la rescousse
  Quand la sismique se met en branle…
  Des statistiques molestées en plein Web par les truthers...
  Comment « fonctionnent » les rumeurs ?

 Excellentes démonstrations...!

 

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arguments conspirationnistes

 

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article 7

Il y a 11 ans… le 11 Septembre

Il y a 11 ans jour pour jour [article publié en 2012], le 11 Septembre 2001, 19 terroristes saoudiens, commandités depuis des grottes en Afghanistan où tout a été préparé, détournent 4 avions de ligne de deux compagnies aériennes différentes sur le sol américain, à l’aide de cutters et parviennent à abattre 3 tours du World Trade Center de New York avec deux avions et à percuter le pentagone avec un troisième.

 

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Au total, quelques 3000 personnes périssent dans les attentats. Ce faisant, ces 19 pirates de l’air pulvérisent non seulement des tours symboles du capitalisme mondial, mais aussi des records en la matière puisque leur action a déjoué la surveillance des 16 agences de renseignement américaines, dont la CIA, le FBI et la NSA, celle de tous les services de renseignement alliés dont le MI6, MI5 et le Mossad et ce sur plusieurs années de préparation, la sécurité des aéroports quatre fois de rang dans la même matinée, la surveillance du NORAD (l’organisme militaire qui gère la sécurité des Etats-Unis et de l’Amérique du Nord…), de la FAA (Federal Aviation Administration) et la sécurité du Pentagone, le bâtiment le plus protégé au monde. Excusez du peu.

C’est en tout cas ce que la version officielle du gouvernement américain de l’époque et de tous les gouverments qui lui ont succédés depuis, veulent faire croire au monde avec l’aide des médias, qui ont très vite cessés de poser trop de questions dérangeantes.
Depuis lors, le monde est engagé dans une “guerre contre le terrorisme” déclanchée par le gouvernement républicain néo-conservateur du président américain George W. Bush et continuée, amplifiée même, sous le gouvernement “démocrate” d’Obama.

 

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Cette “guerre” a mené les États-Unis et ses alliés dans des guerres de conquête et de contrôle impérialistes en Afghanistan, au Soudan, en Irak, au Yémen, en Somalie, en Libye et maintenant en Syrie, dans sept pays musulmans de fait, au nom de la chasse aux “terroristes” responsables des attentats.

Il a fallu une dizaine d’années pour localiser le soi-disant “cerveau” des attentats, Oussama Ben Laden, qui vivait paisiblement retiré dans une maison retranchée dans une petite ville du Pakistan depuis des années et le “faire assassiner” par une équipe de commandos de l’armée américaine, ce en dépit du fait que l’intéressé n’était pas recherché officiellement par le FBI pour les attentats du 11 Septembre “faute de preuves” et que lui-même avait démenti en avoir été l’organisateur bien qu’il félicita les perpétrateurs.

 

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Qui, aujourd’hui peut encore croire sans feindre une telle fable ? Comment cette théorie du complot officielle peut-elle être maintenue contre vents et marées et surtout malgré les faits qui se sont faits jour depuis lors tels que:

1 - Le délit d’initiés avéré, qui vit une énorme spéculation sur les actions en bourse des deux compagnies aériennes impliquées dans les attentats la veille de ceux-c.

2 - l’admission par le propriétaire des tours (Larry Silverstein) qu’ils “avaient pris la décision d’effondrer la tour no 7 (“pull it” en anglais dans l’interview initiale…)”, ce qui suppose que des explosifs devaient déjà être présents dans la tour et explique le pourquoi cette tour, qui n’a jamais été touchée par un avion mais que par des débris épars, s’est effondrée droite à la vitesse de la chute libre (sans aucune résistance donc) pendant plusieurs secondes.

3 - La preuve faite par deux études indépendantes sur des poussières du site des tours, que des explosifs sous forme de nanothermite militaire, utilisée pour la destruction rapide d’édifices tels des ponts lors d’opérations de sabotage ou de destruction contrôlée civile, était présente ; ceci expliquant le fait que les tours jumelles se soient effondrées après pulvérisation de leur structure interne, là encore à la manière d’une démolition contrôlée.

4- Les témoignages ignorés par la mascarade de commission d’enquête, des témoins et des équipes de secours faisant état de “fontaines d’acier liquide” qui “ruisselaient” dans les sous-sols des tours et des explosions en succession rapide qui ont été entendues par de nombeux témoins avant l’effondrement des tours.

5 - Du fait qu’aucun débris tels les énormes moteurs Rolls Royce et les ailes de l’avion qui aurait percuté le pentagone n’aient été retrouvés, tout s’étant “vaporisé” dans la chaleur de l’explosion qui suivi l’impact, nous dit-on… Du fait qu’aucune vidéo des quelques centaines caméras de sécurité entourant le pentagone, n’ait montré de manière conclusive et irréfutable que l’avion avait bel et bien percuté le bâtiment.

6 - L’empressement frénétique de faire disparaitre toute preuve et trace du site du crime du WTC, à l’encontre de toute procédure criminelle de base et la mascarade de la commission d’enquête qui ignora tant de témoignages et d’éléments pour conclure ce qu’il avait été décidé de conclure.

Tout ceci est maintenu de manière officielle grâce à la complicité volontaire ou panurgiste des médias complacents sinon complices, dont les tenants sont maintenus dans la peur.

Depuis, l’empire a envahi l’Afghanistan qu’il continue de bombarder et d’occuper 11 ans plus tard, a envahi l’Irak en justifiant l’invasion par un mensonge supplémentaire: celui des fameuses armes de destruction massive qu’aurait possédé l’ancienne propriété de la CIA Saddam Hussein (à l’instar d’un Ben Laden du reste), armes que l’on a jamais trouvées mais qu’importe, l’Irak était détruit. Des guerres ont été et sont toujours menées directement ou par proxy au Soudan, en Somalie, au Yémen en Libye et en Syrie, en attendant les pièces de résistance: l’Iran, la Russie et la Chine.

 

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Lorsqu’on observe et analyse le monde et ses évènements économiques et géopolitiques, étroitement imbriqués les uns dans les autres, on ne peut pas manquer de constater que la pierre angulaire du monde mortifère dans lequel nous vivons aujourd’hui est le 11 Septembre 2001.

C’est au nom de ces évènements qui ont coûté la vie à 3000 sacrifiés, que les gouvernements corporatifs fascistes successifs des États-Unis :
- ont détruit pas à pas les libertés civiles dans leur pays par le biais de décrets tels le Patriot Act et le NDAA qui ne sont que des destructeurs de constitution ;
- que l’argent coule à flot pour les industries du complexe militaro-industriel et de la sécurité en Amérique et ailleurs ;
que l’Amérique peut tenter de réaliser son hégémonie, qu’elle pense être de “droit divin”, sur le monde aidée par ses alliés volontaires ou forcés ;
- et peut imposer jusqu’à maintenant au reste du monde de continuer d’acheter sa dette stratosphérique de plus de 16 000 milliards de dollars, à la pointe des ses canons et de ses missiles de croisière...

Nous vivons depuis 2001 dans un monde plus que jamais dirigé par le mensonge, la veûlerie, l’agression, la violence et l’arrogance sans borne qu’une petite fraction dite de “l’élite” auto-proclamée, impose au reste du monde.

Au nom de la mémoire de ceux qui sont morts ce jour funeste et de tous ceux qui sont morts depuis, des suites d’avoir été présents sur les lieux et qui meurent à petit feu de maladies diverses contractées sur place, ou de ceux qui sont morts sous les décombres de leur maison dans leur pays bombardé par les forces de l’axe impérialiste Washington-Londres-Paris-Rome sans aucune autre raison que la fable officielle maintenue des attentats du 11 Septembre, une véritable enquête se doit d’être ouverte, tenant compte de tous les éléments à disposition pour faire toute la lumière sur cette affaire.

Nous avons déjà dit ici et le répétons: le 11 Septembre 2001 est la clef du monde obscurantiste dans lequel nous vivons aujourd’hui. Nous avons besoin de cette clef pour non seulement comprendre ce qu’il se passe, mais également pour arrêter les massacres et les crimes commis en son nom et en notre nom depuis et à venir.

Une fois de plus, nous devons nous réapproprier l’histoire qui a été détournée au profit de la même clique oligarchique.

L’histoire est une arme, pour l’heure et depuis bien trop longtemps, elle ne sert qu’à l’oligarchie pour parachever son œuvre de destruction et de contrôle.

Nous avons le pouvoir de changer cela… Maintenant !
 
Par Résistance 71
 
Le 11 Septembre 2012
 
*  *  *
 à lire sur le sujet:
http://resistance71.wordpress.com/2011/10/20/nouvel-ordre-mondial-la-collusion-entre-washington-et-le-terrorisme-terrorisme-detat/
http://resistance71.wordpress.com/2011/10/13/guerres-imperialistes-al-qaida-loutil-de-discorde-et-de-guerre-au-service-de-ses-maitres-imperialistes/
http://resistance71.wordpress.com/2011/10/02/guerres-imperialiste-et-nouvel-ordre-mondial-la-guerre-contre-le-terrorisme-est-une-fable-servant-de-propagande-a-lhegemonie-oligarchique/
http://resistance71.wordpress.com/2011/09/11/11-septembre-et-les-commemorations-orwelliennes/

 source : http://www.alterinfo.net/Il-etait-une-fois-un-mensonge-theorie-du-complot-ou-complot-de-la-theorie_a81230.html

 

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article 8

critique de l'effondrement des tours sur le site reopen911.info

 

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- http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?id=13366&p=1

 

 

article 9

le point des questions sur le Pentagone

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Qu’est-ce qui a frappé le Pentagone le 11 septembre 2001? Un Boeing 757 ? Un missile ? Près de huit ans après les attentats du 11 septembre, ils sont de plus en plus nombreux à nier la version officielle, sans, bien sûr, apporter d'éléments décisifs.

Aucun avion n’aurait frappé le Pentagone le 11 septembre 2001. Pour beaucoup, souvent amateurs de théories "conspirationnistes", les attentats du 11 septembre ont été fomentés de l’intérieur par le gouvernement américain pour justifier l’invasion d’abord de l'Afghanistan puis de l'Irak...

Voilà quelques exemples de thèses conspirationnistes les plus farfelues les unes que les autres, thèses que le gouvernement américain a bien tenté de désamorcer la crise de confiance de certains en publiant le 22 juillet 2004 un rapport de la commission d’enquête du 11 septembre. Mais sans réel succès.

 

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Commission d'enquête du 11-Septembre


L’excès de secret et le manque de communication de l’administration Bush n’est pas parvenu à avoir raison de l’obstination des adeptes des contre-théories. En France même, ils seraient ainsi 11% à croire que ce sont les Américains eux-mêmes qui ont organisé les attentats, selon un récent sondage Sofres-Logica pour Nouvelobs.com. 17% se déclarent sans opinion. Ces théories du complot semblent donc, malheureusement, avoir encore de beaux jours devant elles...

Thierry Meyssan, décortiqueur de vérité

Le crash sur le Pentagone a été le moins médiatisé : tout simplement parce qu’il y a eu moins de victimes et parce que le secret défense a obligé les autorités a en dire le moins possible. Le refus des autorités militaires de fournir la bande-vidéo des nombreuses caméras de surveillance du Pentagone, notamment, n'a fait que renforcer le doute sur la version officielle. Huit ans après les attaques, la popularité des thèses contradictoires n’a pas faibli.

Samedi 16 mars 2002, Thierry Meyssan, président et fondateur du réseau Voltaire, un groupe de presse "non aligné" pour la liberté d’expression, vient expliquer dans l’émission de Thierry Ardisson "Tout le monde en parle", sur France 2 , que l’explication officielle des attentats du 11 septembre ne tient pas. Selon lui, il ne s’agirait pas d’une série d’attentats organisés de l’extérieur par des terroristes islamistes mais d’un complot intérieur mené par le lobby militaire pour obtenir l’augmentation des crédits de l’armement et par le lobby pétrolier pour construire un pipeline en Afghanistan. Le prétendu crash sur le Pentagone serait dû à l’explosion d’autre chose : bombe, missile…

 

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le Pentagone après le crash

Thierry Meyssan appuie son raisonnement sur l’analyse des premières dépêches d’agences de presse, dans lesquelles il note des contradictions, et sur les premières photos prises du Pentagone en flammes. Dans le livre qu’il publie au même moment, L’effroyable imposture (ed.Carnot), il constate, notant l'absence de débris, que sur les photos, "manifestement […] il n’y a pas d’avion". Il affirme également dans un autre ouvrage Le Pentagate qu'il existait des systèmes de défense anti-aériens automatiques autour du site militaire et il lui paraît donc impossible qu'ils n'aient pas été activés. Alors que son livre est traduit en plusieurs langues et s’arrache dans les librairies, les journaux français se font de plus en plus critiques.

En juin 2002, deux journalistes, Guillaume Dasquié et Jean Guisnel, spécialistes des questions de renseignements, écrivent dans L'effroyable imposture - Thèses et foutaises sur les attentats du 11 septembre, (ed. La Découverte ) une réponse au livre de Thierry Meyssan. Certes, les journalistes considèrent que bien des explications officielles sur le 11 septembre 2001 manquent de clarté.

Mais ils rapportent aussi des éléments fournis par les témoins ayant vu le Boeing s'écraser sur le Pentagone, ainsi que de nombreuses analyses d'experts. Comme ce John O'Keefe qui, depuis sa voiture, a vu le Boeing s'écraser sur le bâtiment. Sur l'absence de débris, les journalistes interrogent Jacques Rolland, ancien général de l’armée de l’air, ancien pilote de chasse et expert près la cour d’appel de Paris en matière d’accidents aéronautiques. Ce dernier explique que l'absence de débris résulte de l'angle d'impact du Boeing.

"Loose Change" relance le débat

"Il n'existe aucune preuve qu'un avion soit même tombé dans les environs du Pentagone", "les seuls morceaux qui restent que vous pouvez voir sont assez petit pour que vous puissiez les prendre dans la main", "il n’y a pas de grande partie de la queue ou des ailes, pas de fuselage, rien à la ronde qui puisse indiquer qu’un avion tout entier se soit crashé sur la façade du Pentagone". Voilà le témoignage de Jamie Mcintyre, reporter à CNN en direct du Pentagone, reproduit en 2005 dans le documentaire Loose Change. Réalisé par trois américains, Dylan Avery, Koray Rowe et Jason Bermas, le film met en avant certaines zones d’ombres autour de l’attaque sur le Pentagone, témoignages et avis d'experts à l'appui. Cette vidéo, que l’on trouve en accès libre sur les sites comme Dailymotion ou You tube a été vue des milliers de fois.

 

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Demande de réouvertures d'enquêtes et doutes

Face à ce torrent d’expertises plus ou moins bidons qui accréditerait une version non officielle, des groupes se créent pour demander l’ouverture d’une enquête indépendante, comme le site ReOpen911. "Notre objectif est avant tout d’informer", explique Atmoh, fondateur du site. "On ne se substitue pas aux enquêteurs", précise-t-il. Même s’il dit ne pas soutenir ouvertement les thèses "conspirationnistes", il affirme que le gouvernement "savait et a laissé faire". "On rejette la mystification. On veut juste un lieu de débat contradictoire en toute courtoisie", demande Atmoh.

Preuve que le débat en France est largement rejeté, les critiques se sont abattues sur de nombreuses personnalités publiques, qui comme le comique Jean-Marie Bigard ou la comédienne Marion Cotillard, ont émis des doutes sur la version officielle. "Les journalistes leur sont tombés dessus avec une gourmandise sans bornes, créant ainsi un effet de buzz considérable", explique Pascal Froissart, spécialiste de la rumeur.

Aux États-Unis plusieurs associations de proches de victimes réclament également l'ouverture d'une enquête indépendante. Comme "The New York City Coalition for Accountability Now" (nyccan.org) qui réclame la vérité en faisant appel à un référendum.

Une association de pilotes "Pilots for 911 Truth" dévoile à la fin de l’année 2008, une enquête dite "inédite" et documentée sur l’attaque du Pentagone. Ils affirment que sur la base de "topographie, données de vol, lois physiques et déclarations de témoins", aucun Boeing 757 n’a pu s’écraser sur le Pentagone... Les remises en cause de la version officielle sur le 11 septembre risquent donc fort de se poursuivre. Difficile de raisonner l'irrationnel...

Sarah Diffalah (juillet 2009)
source - nouvelobs.com

 

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 article 10

 

la CIA savait depuis avril 2001 qu'une opération

contre les tours du WTC se préparait...

Susan LINDAUEUR

 

Susan Lindauer est un ex-agent de liaison à la CIA : http://www.youtube.com/watch?v=PtnWFmK-zDw

 

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 article 11

La vérité sur le 11 septembre 2001 (2)

Une question majeure se pose :

II/  Le Pentagone a-t-il réellement été touché par un avion de ligne ?

Voici la version officielle : À 9:38 à Arlington en Virginie, l’avion de ligne détourné effectue soi-disant un virage à 360° à 850 km/h. Descendant de 7000 pieds en 2 minutes 30, l’avion se précipite sur le rez-de-chaussée du Pentagone, en arrachant au passage des lampadaires. C’est tout simplement une prouesse technique difficile voire même impossible à effectuer !! Selon Russ Wittenburg, un pilote militaire et commercial qui a piloté 2 des types d’ avions utilisés le 11 septembre : «le vol 77 n’aurait pas du voler à la vitesse à laquelle on nous a dit qu’il volait sans partir en décrochage dynamique».

Autre point : les lampadaires qui ont été soi-disant fauchés par l’avion. Le 22 novembre 2004 aux États-Unis, un jet privé heurte un lampadaire et s’écrase 1 minute avant d’atterrir à l’aéroport. L’impact a arraché l’aile et dispersé les débris sur une centaine de mètres. Pourtant, ici l’avion a déraciné 5 lampadaires sans avoir endommagé les ailes, ni les lampadaires eux-mêmes qui semblent avoir jailli du sol. Voyer plutôt :

 

La vérité sur le 11 septembre 2001 (2) dans enquête sur le 11 septembre 2001 Pole1+Cime-300x162

Autre point : Il suffit de regarder les photos pour voir que ce qui a percuté le Pentagone ce jour là n’a pas rebondi sur la pelouse, contrairement à ce qu’ont affirmé les autorités: aucune trace sur la pelouse ! Elle est impeccable !

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Admettons que l’avion n’ait pas touché la pelouse… cela voudrait dire que le pilote est vraiment très très fort pour planter un boeing 747 sans rebondir une seule fois sur le sol au premier étage du Pentagone, l’endroit le plus sécurisé au monde. Chapeau bas !

Autre point: Pourquoi n’y a-t-il aucunes traces du vol 77 ? Un journaliste à la BBC donne ses premières impressions : «On pourrait le croire mais j’ai examiner les lieux de près et il n’y a rien qui indique que ce soit un avion qui s’est écrasé sur le Pentagone. Tout ce qu’il y a c’est le bâtiment lui-même. Les seuls débris visibles sont assez petits pour tenir dans la main !! Il n’y a aucun gros débris de l’appareil, des ailes, du fuselage, rien qu’y puisse signaler qu’un avion s’est encastré dans le Pentagone !». Explication officielle : la chaleur intense a pulvérisé l’avion.

Pourtant il suffit de regarder les photos et les vidéos pour remarquer qu’il n’y a pas la moindre trace d’un boeing 747. Pas même un siège, une aile……rien ! Or tous les crash d’avions de ligne ont toujours (je dis bien toujours) laissé des débris important. Vous n’allez tout de même pas croire qu’un avion pesant 150 tonnes à vide n’a laissé que quelques débris derrière lui !! C’est irrationnelle !

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Le seul débris  observable se trouve à une centaine de metres et en arrière du point de crash :

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Encore une fois admettons que la chaleur a pulvérisé l’avion…. comment les autorités ont-elles pu alors identifier 184 victimes sur les 189 en tout. Les cadavres auraient du aussi être pulvérisés !

Comment est fait un boeing 747 ? C’est tout d’abord 2 énormes réacteurs (2 mètres de diamètres, 3,60 mètres de long et pesant 2 tonnes). Ils sont fait en titane. Or l’instant de fusion du Titane est de 1500°C. Il est scientifiquement impossible que le réacteur ait pu être pulvérisé. Aucun réacteur n’a été retrouvé sur place. Au lieu de quoi, on a retrouvé un turbo réacteur de 90 cm de diamètre à l’intérieur du bâtiment.  MAIS cette pièce ne vient pas d’un boeing 747 ! Cela a été confirmé par le porte parole de Roll Royce le fabriquant des réacteurs des boeing 747 :  «Cette pièce ne provient d’aucun réacteur Roll Royce que je connaisse».

Autre point: Comment se fait-il que l’endroit le plus surveillé au monde n’ait qu’une seule vidéo floue du  «crash» sur laquelle on ne distingue à peine un Boeing 747.
Pourquoi n’y a t-il aucune vidéo nette ?

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Les caméras de surveillance de la station service de l’hôtel Sheraton et de la direction des transports de Virginie ont filmé toute la scène. Mais dans les minutes qui ont suivi, le FBI a confisqué les cassettes en obligeant les salariés de ne pas parler de ce qu’ils avaient vu. Pour montrer une bonne fois pour toute que l’avion 77 s’est écrasé sur le Pentagone, pourquoi le FBI et la CIA refusent de diffuser les vidéos ?  C’est assez troublant quand même !

Autre point la divergence des témoignages : certains ont vu un Boeing 747, d’autres ont vu un petit avion privé de 8 à 20 places sans logo… Qui faut-il croire ? Des témoins parlent d’une explosion :  «Il y a eu une énorme explosion. J’ai senti l’onde de choc. Ce n’était pas une grondement c’était un bruit sec. » Air Force Lt. Col. Marc Abshire.  «À cet instant il y a eu une formidable explosion», Peter M. Murphy. Par ailleurs, plusieurs militaires du Pentagone disent avoir reconnu l’odeur particulière de la cordite. «Je savais que des explosifs avaient détonné quelque part», Don Perkal.  «Nous avons vu une énorme fumée noire qui sentait la cordite ou la poudre», Gilah Goldsmith.  La cordite est un mélange utilisé en artillerie dont l’odeur se distingue parfaitement du kérosène. La photo ci-dessous ressemble plus à une explosion :

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Des dizaines de témoins disent avoir entendu une seconde explosion comme un bruit étouffé…

Bref il y a encore des dizaines d’incohérences et de preuves plus pointues que je ne saurais correctement expliquer. Si vous voulez en savoir plus : http://jpdesm.pagesperso-orange.fr/pentagon/archive/francais3.html

Source

 

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Peut-on discuter du 11 Septembre ?

 

11+septembre2001

 

 article 12

A-t-on le droit de remettre en question

le 11-Septembre ?

 

Modifié le 07-09-2011 à 16h02

Par Bruno Fay

Journaliste indépendant

11-SEPTEMBRE. Malgré l'émotion que provoque un attentat, on aime à trouver des responsables. Pour le 11-Septembre, les circonstances demeurent obscures. Mais impossible d'en débattre : les rares personnes qui ont contesté la version officielle ont été fustigées, jusqu'à être traitées de complotistes, d'anti-israéliens, voire de nazis.

"S’il fallait un exemple de la stupidité des théories du complot, l’Espagne en est l’illustration." Le mardi 13 avril 2004, Daniel Leconte introduit le sujet d’une soirée "Thema" intitulée "De quoi j’me mêle : Tous manipulés ?" Le ton est donné. Ce soir, Arte présente deux documentaires. Daniel Leconte s’appuie sur les ratés de l’enquête du gouvernement Aznar, au lendemain des attentats du 11 mars 2004 à Madrid, pour décrypter le schéma de pensée des adeptes des complots.

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"Ce genre d’exemple devrait suffire à décourager les tenants d’une vision conspirationniste, poursuit-il. Mais ce n’est pas le cas. Tout simplement parce que la réalité ne compte pas pour eux. Ce qui compte à leurs yeux, c’est une vision a priori du monde, un bricolage idéologique où se mélangent, pêle-mêle, une détestation de l’univers démocratique, une conception policière de l’histoire et une culture systématique de l’excuse au bénéfice de tous les dictateurs de la planète qui ont déclaré la guerre à l’Occident."

Les mots sont durs, blessants. Imaginons un instant que Daniel Leconte emploie la même rhétorique pour introduire un sujet sur les chrétiens, les musulmans ou les juifs : "S’il fallait un exemple de la stupidité des croyances religieuses, les guerres en sont l’illustration. Ce genre d’exemple devrait suffire à décourager les tenants d’une vision spirituelle. Mais ce n’est pas le cas. Tout simplement parce que la réalité ne compte pas pour eux. Ce qui compte à leurs yeux, c’est une vision a priori du monde, un bricolage religieux où se mélangent, pêle-mêle, une détestation de l’infidèle, une conception absurde de la création du monde et une culture systématique de l’excuse au bénéfice de tous les dictateurs de la planète qui agissent au nom de Dieu." Les croyants seraient choqués, révoltés, humiliés. Daniel Leconte serait sans doute renvoyé sur-le-champ. En lieu et place de l'argumentation, l’insulte, les procès d’intention et les amalgames sont pourtant des armes de destruction massive fréquemment utilisées dans les médias.

 

L'insulte plutôt que l'argumentation

Ces attaques répétées, dictées par un schéma de pensée dépassé, justifient la défiance des conspirationnistes à l’égard des médias. Depuis le passage de Thierry Meyssan en 2002 chez Ardisson jusqu’aux déclarations de Marion Cotillard dans une émission de Paris Première, toutes les personnalités qui osent contester la version officielle du 11-Septembre sont disqualifiées, voire insultées. La question n'est pas de savoir s'ils ont tort ou raison, mais de comprendre pourquoi nous sommes incapables de répondre à leurs arguments autrement que par l'anathème.

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Invité dans l’émission "Ce soir (ou jamais !)", Mathieu Kassovitz a été lui aussi l’objet d’attaques véhémentes. Son tort ? Estimer que la version officielle des attentats du 11 septembre 2001 est "obligatoirement questionnable". Ses propos restent pourtant bien prudents : "Il faut absolument se poser la question. Le problème, c’est que les réponses n’ont pas été données par les commissions officielles américaines. À des réponses simples, de physique, de chimie, d’ingénierie… je ne parle pas de complots ou de choses comme ça car on n’en est pas là pour l’instant."

Les jours suivants, plusieurs organes de presse se déchaînent. Renaud Revel compare Mathieu Kassovitz à l’historien révisionniste Robert Faurisson. Lilian Massoulier, sur le site Internet du Journal du dimanche, titre : "Kassovitz redonne des couleurs à Gœbbels". Sur France 5, dans l’émission "C à vous", les chroniqueurs Nathalie Levy et Nicolas Poincaré s’énervent à leur tour et tournent l’acteur en dérision.

"Mathieu Kassovitz considère qu’il fait l’objet d’outrages d’une exceptionnelle gravité qui portent douloureusement atteinte à sa réputation, à son honneur et au-delà à sa famille dont il rappelle qu’une grande partie a disparu dans les camps de concentration nazis", répond quelques jours plus tard l’avocat du réalisateur, en annonçant le dépôt de plaintes pour diffamation.

 

Roland Dumas serait-il fou ?

Roland Dumas n'a pas échappé lui non plus aux critiques hautaines et insultantes. Invité sur France 3, il s’interroge sur la politique américaine en Afghanistan : "Pourquoi l’Occident s’acharne-t-il à aller dans des pays où il n’y a rien à faire ? Qu’est-ce que la force américaine est allée faire en Afghanistan? Elle a trouvé la source du terrorisme ?"

Présente sur le plateau, Thérèse Delpech, spécialiste en affaires stratégiques, l’interrompt : "Il y a quelque chose qui s’appelle le 11-Septembre, quand même ! – Moi, je vous dirai ce que je pense sur le 11-Septembre, je n’y crois pas !" rétorque aussitôt l’ancien ministre avant d’être coupé par l’animateur qui lui demande de rester dans le sujet.

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Sur son blog, Guy Sorman revient dès le lendemain sur les propos de Roland Dumas : "Roland Dumas confirmait la thèse du complot avec quelque obsession anti-israélienne, caractéristique de la grande bourgeoisie de gauche. Roland Dumas ajouta à ses élucubrations complotistes un épisode supplémentaire : les deux agressions perpétrées cette année contre les Sud-Coréens, un bateau coulé et une île bombardée, ne seraient pas l’œuvre des Nord-Coréens. [...] En fait, il est impossible de débattre avec un 'complotiste' car les adeptes de ce culte ne sont pas réceptifs aux arguments : ils estiment appartenir à une caste d’initiés à la manière des gnostiques en théologie. Aucun fait avéré ne pourrait ébranler les certitudes de ceux qui imaginent voir au-delà du réel." Fin du deuxième épisode. La condescendance et l’accusation antisémitisme, une fois encore. Le débat semble impossible, c’est vrai, mais à qui la faute ?

Trois jours plus tard, le 21 décembre 2010, dans un entretien filmé, Roland Dumas répond à Guy Sorman sur l’accusation de théoricien du complot : « "C’est une expression qui lui appartient, je ne sais pas comment il justifie cela. S’il veut dire que j’explicite quelque chose qui ressemblerait à une machine d’un complot, pourquoi pas ! Je suis comme tout le monde. Mais je ne vois pas pourquoi il y aurait une opprobre à cette explication du fait que, simplement, quelqu’un réfléchit avec sa tête et son bon sens."

Sur un ton posé, Roland Dumas réitère ses doutes concernant la version officielle sur le 11-Septembre : "Je connais la théorie officielle, c’est-à-dire celle de l’État américain, et je connais aussi les théories qui ont été échafaudées et présentées par des professeurs d’université et par les spécialistes. Et, donc, ça fait une controverse. Vous savez que le propre de toutes les controverses, c’est qu’il y a des arguments d’un côté, des arguments de l’autre. […] Cet événement, d’une exceptionnelle gravité, mérite, justement en raison de son exceptionnelle gravité, qu’on en discute. […] Je n’ai pas trouvé de traces, dans ce que j’ai lu, d’une implication formelle d’Al-Qaida. Tout est possible. […] J’ai simplement un doute sur des choses inexpliquées et inexplicables. Il faudrait reprendre le processus et approfondir. […] Il pourrait y avoir une enquête internationale, avec des experts, des gens spécialisés, bien équilibrée, qui dirait la vérité." Fin du troisième épisode.

S’agit-il vraiment d’élucubrations complotistes, d’un discours traduisant une obsession anti-israélienne et de certitudes mystiques inébranlables qui fermeraient la porte à tout débat ? Peut-on vraiment qualifier de théoricien du complot quelqu’un qui revendique le droit de douter et qui suggère simplement la création d’une commission d’enquête internationale indépendante pour faire toute la lumière sur les attentats de 2001 ?

 

Un dialogue de sourds depuis dix ans

Comment s’étonner ensuite de la violence des réactions des militants du Mouvement pour la vérité ? En mars 2008, la rédaction de Marianne2 choisit de consacrer un long article, non signé, pour se plaindre des attaques dont elle est la cible depuis la parution sur son site, trois jours plus tôt, d’un court papier au vitriol sur les propos de Marion Cotillard.

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"Marianne2 a été littéralement pris d’assaut par des adeptes de Thierry Meyssan qui ont déversé leur haine et un flot de calomnies", se plaignent-ils après avoir comptabilisé plus de cinq cent cinquante commentaires d’internautes en colère. Et de conclure, après avoir pris soin de les associer aux lecteurs de National Hebdo : "En 2008, il y a des gens qui, bien à l’abri derrière leur petit écran, prisonniers de leur peur panique du complot, ne craignent pas d’employer les moyens les plus bas pour défendre la forteresse assiégée de leurs illusions. Manifestement, ils ne craignent pas le ridicule non plus."

L’auteur de l’article, comme beaucoup de ses confrères de la presse écrite, de la radio ou de la télé, n’a pas compris que Marion Cotillard incarne justement une nouvelle forme de conspirationnisme ordinaire, sans autre arrière-pensée que de croire qu’on ne nous dit pas tout. Le débat restera impossible tant que nous nous obstinerons, nous journalistes, à regarder ces nouveaux "croyants" avec morgue et suffisance.

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Réduire les conspirationnistes à des marginaux, des illuminés ou des extrémistes constitue une erreur d’appréciation héritée d’une vision archaïque. Les faux Protocoles des sages de Sion sont aujourd’hui largement inconnus du grand public et des dizaines de millions d’internautes qui ont regardé la vidéo Loose Change.

Les centaines de milliers de lecteurs qui ont dévoré le livre de Claude Allègre sur l’imposture climatique, dénonçant un complot scientifico-écologique mondial, avéré ou non, n’ont rien en commun avec les cercles extrémistes qui diffusaient au siècle dernier leurs thèses idéologiques sur l’existence d’un complot franc-maçon qui dirigerait le monde en sous-main. Il est enfin difficile de croire que les 57 % de Français qui considéraient en mai dernier que Dominique Strauss-Kahn était "victime d'un complot" sont pas tous bons pour l'asile.

Au lieu de taper à bras raccourcis sur les millions de personnes qui remettent en question les vérités officielles, intéressons-nous plutôt à l’impact produit sur l’opinion publique par la révélation de complots avérés. Pour ne prendre qu'un exemple, comment croire que les mensonges avérés de l'administration Bush sur les prétendues armes de destructions massives en Irak ne soient pas sans effets sur la montée en puissance des théories du complot post-11 septembre ?

Ne partons pas du postulat que ceux qui croient aux complots sont des illuminés, penchons-nous au contraire sur les mensonges organisés et les manipulations reconnues pour essayer de comprendre comment chacun d’entre nous peut être amené, de bonne foi, à cesser de croire la parole officielle pour emprunter des voies d’interprétation détournées. "Quand le sage désigne la Lune, l’idiot regarde le doigt." Tentons de regarder dans la bonne direction, de nous intéresser à la Lune, et aussi à sa face cachée.

Bruno Fay, journaliste (2011)
source

 

 

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à suivre

 

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Posté par LOGOS St-Cham à 01:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]